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Un Belge à la rescousse de la zone euro ?

Le sommet bilatéral sur la gouvernance de la zone euro a été scruté de près par bon nombre de professionnels de la finance. Au final, la France et l’Allemagne ont formulé d’une même voix un certain nombre de propositions, dont les modalités doivent encore être précisées : taxe sur les transactions financières, adoption de la règle d’or sur l’équilibre budgétaire par les 17 pays membres de la zone euro avant l’été 2012. Par contre, pas question dans l’immédiat pour l’Union européenne d’émettre directement des euro-obligations, même si de nombreux économistes voyaient dans la création d’eurobonds la solution pour rassurer les marchés et sortir de la crise.

Dans une lettre adressée à la présidence de l’Union européenne, France et Allemagne proposent de créer par ailleurs un gouvernement économique de la zone euro. Constitué du conseil des chefs d’État et de gouvernement, il se réunira deux fois par an et élira un président stable pour deux ans et demi. Nicolas Sarkozy a indiqué que le nom de Herman Van Rompuy, actuel président du Conseil européen, avait été avancé pour présider cette nouvelle instance.

Une rencontre-spectacle ?

Quelles que soient les compétences (et elles sont réelles) de l’ex-Premier ministre belge, il restera prisonnier de l’indécision et de l’incapacité des grands États européens et de leurs dirigeants à prendre et imposer les mesures radicales qui s’imposent pour sortir la zone euro de la tempête , commente l’éditorialiste du Soir (Les Échos.fr).

Car il n’y a pas que les marchés boursiers à se montrer dubitatifs après les annonces du président français et de la chancelière allemande. En Belgique, tous les journaux ou presque font preuve de scepticisme, Le Soir n’hésitant pas à parler de machin pour qualifier le gouvernement de la zone euro et d’écran de fumée la proposition d’instaurer une taxe sur les transactions financières. Pour sa part, La Libre Belgique juge les propositions des deux dirigeants européens nettement insuffisantes et qualifie la réunion de rencontre-spectacle .


Et la Grèce ?

En attendant, les pouvoirs publics belges tentent de s’activer. Le ministre des Finances Didier Reynders qui avait annoncé début août au micro de RTL vouloir négocier avec les acteurs du secteur financier belge pour qu’ils participent au nouveau plan d’aide financière à la Grèce peut se réjouir, puisque les principales banques et assurances du pays viennent de confirmer leur participation (Trends.be).

Pour rappel, l’exposition totale des banques et assurances belges au risque souverain grec s’élève à environ 4,5 milliards d’euros. Avec une exposition proche de 2 milliards d’euros, Dexia est la principale banque concernée par l’opération, devant KBC (environ 700millions), BNP Paribas Fortis (300 millions), Ethias Banque (75millions) et ING (50 millions). Du côté des assurances, Ageas est exposée à hauteur de 800 millions, devant Ethias (350 millions), Vivium (100 millions) et ING Life (90 millions). Autant de montants que les pouvoirs publics belges ne devraient pas débourser…

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