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Les BFI françaises engagées dans une réduction de leurs coûts en 2016…

Qui sera impacté (ou pas) par les réductions de coûts ?

Qui sera impacté (ou pas) par les réductions de coûts ?

Le tout dernier rapport sur l’avenir des revenus en banque d’investissement sur les douze prochains mois publié par l’équipe recherche européenne de JP Morgan sous la responsabilitré de Kian Abouhossein vient apporter un éclairage nouveau sur les réductions de coûts prévues chez les grandes banques d’investissement, et notamment BNP Paribas. Ainsi, le rapport indique que le ratio coût /revenu est devenu hors de contrôle dans la plupart des banques d’investissement, BNP Paribas faisant partie en 2015 des établissements les plus impactés comme le montre le tableau ci-dessous :

JPMorgan cost income ratio

Dans une étude récente, l’Institut Tricumen distingue trois catégories de BFI européennes : celles qui ont mené les réductions d’activités les plus sévères (Deutsche Bank, Unicredit, RBS), celles qui se sont limitées à restreindre la voilure (Crédit Agricole, UBS, Barclays) et, enfin, celles qui ont maintenu leurs effectifs (BNP Paribas, SocGen). La banque de la rue d’Antin va donc devoir prendre des mesures énergiques si elle veut réduire ses coûts.

En attendant la publication de ses résultats annuels en fin de semaine prochaine, et peut-être à cette occasion des éclaircissements sur sa politique de réduction de coûts, on sait d’ores et déjà de source syndicale que la banque devrait engager un programme de réduction de coûts de sa banque d’entreprise et institutionnelle (CIB) estimée à près de 20% d’ici à 2019, soit près de 6.000 emplois sur les plus de 29.000 que compte la division CIB.

Back et middle office sur le qui-vive

Reste à savoir qui sera impacté. A ce sujet, le rapport de JP Morgan indique que vous avez lieu de vous inquiéter, surtout si vous travaillez en back et middle office, où des réductions de coûts sont à venir pour compenser les coûts élevés d’infrastructures du fait de l’augmentation des dépenses IT et de conformité. En 2015 et 2016, la Conformité de BNP Paribas recrutera plus de 1000 postes partout dans le monde dans tous les métiers de la compliance.

Des banques comme BNP Paribas, mais aussi SocGen, Barclays, Deutsche Bank, et dans une moindre mesure Goldman Sachs, devront ainsi réduire drastiquement leurs effectifs en back-office. JP Morgan pense ainsi que BNP Paribas et SocGen devront réduire de 20% leurs effectifs de back-office pour espérer renouer avec un RoE de 12%.

Header back office cuts

Back office cuts again

Pour mettre en œuvre son plan, BNP Paribas serait d’ailleurs en train d’étudier l’utilisation du “big data” pour identifier plus précisément les demandes de ses clients et faire ainsi des économies, d’après une source proche du dossier citée par Reuters. « Cela entraînera des réductions de postes importantes dans le ‘middle’ et le ‘back office’. Il n’y aura plus non plus besoin d’autant de vendeurs », a précisé la source en question. La division CIB ne sera pas la seule à devoir faire des efforts, et les réductions de coûts ne se limiteront pas à l’Hexagone. D’ore et déjà, BNP Paribas Fortis a annoncé la suppression de plus d’un millier de postes lors de la présentation de son plan stratégique Vision 2020.

Il en va de même pour la Société Générale qui, le mois dernier, a lancé un important plan de restructuration avec, sans doute, des fermetures d’agences, mais aussi des suppressions de postes, principalement dans sa banque de détail. Au niveau de la banque d’investissement, la SocGen a simplement annoncé fin décembre son intention de fermer son bureau de recherche actions en Inde. Il faudra donc surveiller de près les prochaines annonces à venir…

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