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Les banques d’investissement rejettent votre candidature ? Leurs conseils pour y remédier

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Votre atout majeur : un CV qui raconte une histoire et que vous saurez exploiter

Si vous êtes jeune et n’avez qu’une expérience professionnelle limitée, c’est le moment de postuler auprès des banques d’investissement. Partout dans le monde, des centaines de milliers de jeunes s’activent à envoyer leurs candidatures pour des postes de juniors dans les banques avant la fin des diverses périodes de recrutement. Si vous êtes moins jeune et que vous avez déjà une expérience dans le secteur bancaire, cette période de l’année est sans doute moins propice au recrutement. Quoi que… si les banques tendent généralement à freiner les embauches en front-office avant les résultats du quatrième trimestre, elles n’en restent pas moins ouvertes au recrutement pour pourvoir les postes stratégiques.

Quel que soit votre cas – expérimenté ou non, votre candidature peut rapidement se heurter à plusieurs obstacles. Les banques peuvent se montrer très tatillonnes, et pour les postes juniors, 98% des candidatures sont rejetées. Pour les niveaux plus seniors, elles savent parfaitement quel type de profil elles souhaitent embaucher et sont prêtes pour cela à prendre leur temps.

Quoi qu’il en soit, il y a toujours des choses à améliorer pour optimiser vos chances. La plupart des banques sont très claires sur les raisons de l’échec des candidatures, en particulier au niveau junior. Nous avons compilé les conseils de candidature glanés sur les sites de recrutement des banques ; si vous n’arrivez à rien, voici donc ce qui vous porte probablement préjudice.

  1. Votre CV est ‘à côté de la plaque’

Votre Curriculum vitae est votre ambassadeur – il vous ouvre la voie mais si vous n’y prenez pas garde, il peut tout aussi bien vous lâcher en route…

Voici quelques-unes des erreurs qui peuvent conduire les banques à rejeter d’emblée votre CV : vous avez choisi une typo inadaptée ; vous n’avez pas accordé suffisamment d’attention à la mise en page ; il est trop long – plus de deux pages alors qu’il devrait plutôt tenir en une seule page ; il regorge de bavardages inutiles, sans détailler précisément, de manière quantifiable, les résultats atteints dans chacun de vos postes ; ou encore il comporte des fautes d’orthographe ou de grammaire, est imprimé sur papier couleur ou enregistré dans un format de fichier impossible à ouvrir.

Pour éviter les embûches

Les erreurs de formatage sont simples à corriger. Un CV pour postuler en banque doit être court et concret. Credit Suisse conseille de mentionner des « paramètres propres à démontrer votre rang, vos résultats ou votre statut de leader ». La banque suisse suggère aussi « d’utiliser des termes d’action de type Dirigé, Développé, Géré, Réussi, Mené, Orienté, Créé, Coordonné, Produit, Recherché, Identifié » et « de choisir une police courante et facile à lire, comme Arial ou Times New Roman ». Vous devez aussi vous assurer que votre CV est téléchargeable et éviter les fichiers d’un poids supérieur à 512 Ko.

  1. Vous ne maîtrisez pas le contenu de votre CV

Si votre CV doit confirmer de manière concise tout ce que vous avez fait auparavant, il vous faut également en connaître très exactement le contenu et être capable de l’utiliser comme point de départ d’une discussion plus ouverte. Morgan Stanley indique que vous devez pouvoir parler de tout ce que vous y avez mentionné sans faire référence au document lui-même.

« Pour toute expérience professionnelle passée, et toute entreprise pour laquelle vous avez travaillé, soyez prêt à aller au-delà de ce que vous avez indiqué, à parler de projets spécifiques dans lesquels vous avez été impliqué ou d’actions que vous avez menées », conseille un recruteur de Goldman Sachs, qui ajoute : « Fournissez des détails sur vos responsabilités, les compétences que vous avez utilisées et sur ce que cette expérience vous a appris. Puis quantifiez les résultats. »

Si vous ne souhaitez pas évoquer certains points, alors n’en parlez pas dans votre CV. D’où la suggestion de Credit Suisse : « S’il y a des points de votre CV que vous n’êtes en mesure d’exploiter de façon persuasive ou que vous ne dominez pas suffisamment pour les évoquer en entretien, ne les mentionnez pas. »

Pour éviter les embûches

N’écrivez rien dans votre CV que vous ne voulez pas aborder en entretien. Quand vous y mentionner quelque chose, assurez-vous que vous serez capable de discuter dans le moindre détail ce que vous avez réussi dans ce cadre.

  1. Vos capacités de contact et d’interaction ne sont pas convaincantes

Les banquiers travaillent énormément – il est donc préférable qu’ils puissent s’entendre.

Comme le souligne un recruteur chez Goldman Sachs, « quand nous envisageons de retenir un candidat, nous nous posons la question ‘est-ce que je pourrais travailler à côté de lui ?’ ».

Mais cette approche n’est pas limitée à Goldman ; les autres banques aussi cherchent à recruter des candidats ‘authentiques’, capables de ‘construire une relation’ avec leur interlocuteur en entretien.

« Détendez-vous et soyez vous-même », tel est le mot d’ordre chez Credit Suisse. « Plus vous vous dévoilerez au recruteur, plus riche sera l’entretien. »

« Appréciez chaque instant de la conversation », déclare-t-on chez Morgan Stanley. « Soyez honnête, et n’ayez pas peur de montrer votre vrai visage. » La banque avoue d’ailleurs soumettre ses recrues potentielles au fameux « Airplane Test » : ‘pourriez-vous passer plusieurs heures en avion aux côtés de cette personne ?’

Pour éviter les embûches

L’astuce au moment de montrer ‘votre vrai visage’ en entretien consiste à garder son calme. C’est pourquoi Morgan Stanley suggère de s’entraîner : « … devant un miroir ou en face à face avec un interlocuteur en chair et en os. Habituez-vous à parler de vous, sans laisser transparaître que vous avez répété. Il est essentiel de paraître authentique, enthousiaste et surtout de rester vous-même ».

Autre point d’importance pour Morgan Stanley : soyez « conscient de votre langage corporel, maintenez un contact visuel, et laissez votre interlocuteur aller au bout de ses réflexions avant de lui répondre ». Bank of America abonde dans ce sens quant à la maîtrise du langage corporal tout au long de l’entretien, ajoutant que les recruteurs sont sensibles « à une poignée de main ferme, une posture adéquate, au contact visuel et au sourire ». Pour UBS, il faut savoir écouter les questions, prendre son temps avant de répondre, les répéter voire les reformuler pour clarifier ses idées, aller au fait aussi vite que possible, et demander de l’aide si vous séchez sur une question.

  1. Vous n’en voulez pas assez

Si vous postulez en banque d’investissement, ou plus généralement dans la finance, il faut vraiment en vouloir. Tout le monde se fait bouler une ou plusieurs fois – même  Lloyd Blankfein. 

Pour faire la preuve de votre volonté, vous devrez en savoir le plus possible sur la banque concernée et sur le poste auquel vous êtes candidat. Deutsche Bank est on ne peut plus explicite : « nous attendons de vous que vous nous expliquiez pourquoi vous êtes la bonne personne pour Deutsche Bank, et inversement, en quoi Deutsche Bank constitue le bon choix pour vous. A vous de nous démontrer que vous comprenez ce qui fait notre différence vis-à-vis des autres établissements financiers, et de nous expliquer pourquoi la division à laquelle vous postulez répond à vos aspirations et à vos ambitions ».  Pour Morgan Stanley, les candidats doivent apprendre « à raconter leur histoire de manière captivante » et souligne que ceux qui échouent n’ont en fait « pas de raison valable » de vouloir travailler dans une division particulière, ou tout simplement dans la banque. Partant de ce principe, il est donc absolument inenvisageable d’utiliser le même CV ou la même lettre de motivation pour des postes différents dans des banques différentes.

Pour éviter les embûches

Chaque candidature doit être adaptée au poste concerné. BNP Paribas prône « une candidature sur mesure pour le job auquel vous postulez. Si les banques sont nombreuses à poser des questions similaires, il y a pourtant des nuances – bannissez donc les copier-coller à partir d’un autre formulaire de candidature ».

Vous devez faire la preuve de votre enthousiasme pour tel ou tel job, dans telle ou telle banque. Echangez avec des collaborateurs en place pour avoir un point de vue de l’intérieur. Faites des recherches sur la position et la stratégie de la banque dans votre secteur. « Evitez de nous poser des questions auxquelles vous pourriez trouver facilement les réponses sur notre site internet ou dans notre documentation marketing », souligne Morgan Stanley. Dans le même esprit, poser quelques questions bien senties à la fin de l’entretien peut vous permettre de démontrer votre ambition. Soyez aussi précis que possible et évitez les questions génériques du type « quelle est votre culture d’entreprise ? » ajoute-t-on.

  1. Vous ne savez pas vous vendre

Votre objectif ultime est de susciter l’intérêt des banques pour qu’elles vous embauchent. A cette fin, il vous faut une histoire, et elle doit être convaincante. Expliquez le plus clairement possible ce que vous pourrez apporter à cette banque une fois en poste, avec des exemples de ce que vous avez atteint ou réalisé par le passé.

Pour Goldman Sachs, l’erreur la plus courante des candidats consiste à « ne pas indiquer d’exemples concrets de l’impact que vous avez eu dans vos précédents postes ou vos autres expériences ». BNP Paribas insiste pour sa part sur la nécessité de détailler les compétences et les expériences qui feront de vous le candidat idéal pour son business.

Pour éviter les embûches

Si vous avez du mal à exprimer ce qui vous distingue de la masse des autres candidats et ce que vous pouvez apporter au poste convoité, il peut être utile de préparer, en amont, des réponses aux questions les plus courantes posées par les banques dans les entretiens d’embauche. Aidez-vous pour cela du format d’entretien S.T.A.R., qui vous obligera à vous référer à des cas précis, dans lesquels vous avez démontré les compétences que recherchent les banques. BNP Paribas le décrit ainsi : « 1. Situation/Tâche : Dans quelle situation ou dans le cadre de quelle tâche ? Rappelez-vous que vous devrez planter le décor pour votre interlocuteur. 2. Action : qu’avez-vous fait ? Quel rôle avez-vous joué ? Ne tombez pas dans le descriptif et évitez le ‘nous’. C’est votre comportement qui nous intéresse. 3. Résultat : quelle a été l’issue ? Qu’avez-vous appris ?

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