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Comment survivre au processus de recrutement à l’ère du digital

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Voici, sur la base de recommandations de professionnels de la finance et du recrutement, quelques conseils afin de vous permettre de réussir avec succès les différentes étapes du processus de recrutement à l’heure où de nombreux outils du digital ont progressivement modifié les usages, tant au niveau candidat que recruteur. Serez-vous à la hauteur ?

Maîtrisez les nouvelles technologies

« Maitriser les nouvelles technologies et leurs enjeux devient une compétence pour l’évolution professionnelle de chacun », indique Edouard-Malo Henry, DRH du Groupe Société Générale qui, pour continuer à attirer les talents, notamment les digital natives, va faire « évoluer ses processus RH pour les rendre plus digitaux, plus collaboratifs, plus mobiles ».

« La Génération Z a grandi avec un accès sans précédent à l’information, une facilité à interagir avec les autres et une capacité à influencer par le biais d’Internet. L’aisance et le naturel dont fait preuve cette génération pour tout ce qui touche au numérique lui confèrent une autonomie et lui donnent l’impression que tout est possible », indique le cabinet Universum dans sa dernière étude sur la Génération Z.

Encore faut-il que cette aisance se reflète concrètement, à l’heure où les banques lancent des modules e-learning, des Mooc et autres applications dédiées, à l’instar de Crédit Agricole qui a développé son application mobile 100% dédiée au recrutement : MyCAJobs. Il va sans dire que les candidats devront donc être à la pointe en matière d’équipement. « Avouez qu’il serait dommage de passer à côté d’un e-recrutement sur mobile du fait de la vétusté de votre téléphone portable », indique un recruteur en finance basé à Paris.

Soyez pro-actifs avant l’entretien

Finie l’époque où le recruteur définissait un profil, publiait une offre d’emploi et effectuait son sourcing et sa sélection jusqu’à la rencontre du candidat. A l’ère du digital, le recrutement devient ‘ itératif’. Autrement dit, le recruteur est en contact avec les profils avant même qu’ils ne deviennent candidats.

« L’entretien de recrutement, étape formelle, est l’occasion d’un déluge de créativité de la part de l’offre digitale : entretiens par chats, fils Twitters, ou sur Whatsapps. Avec le développement de certaines technologies de Google ou d’Apple, on peut prévoir le glissement vers les entretiens en réalité augmentée », explique Camille Charmasson, consultante RH-Management chez Kurt Salmon qui a récemment publié une étude sur la fonction digitale RH.

Testez les applis disponibles sur le marché

Décrocher une bonne place dans un Trading Game, en particulier s’il est organisé par la banque, est un moyen efficace de se faire repérer. Et pour maximiser ses chances, quoi de mieux que de se préparer à des mises en situation réelles grâces aux nombreuses applications disponibles sur le marché ?

Vous pourriez par exemple tester The Firm, une application co-fondée par un ancien employé du département IT d’une grande banque d’investissement suisse, qui vous met dans la position d’un trader qui doit faire des choix d’investissement simples mais hyper-rapides.

Participez à des Hackathons

Le Hackathon, dont le nom vient de la contraction de « hack » et « marathon », est un phénomène en pleine expansion dans les banques : BNP Paribas International Hackathon, SG Connected Hack ou bien encore Game the bank chez Crédit Agricole.

Au cours de cet événement, qui dure généralement 2-3 jours, des développeurs se réunissent afin de créer des logiciels ou des outils innovants. Les participants remportent régulièrement des voyages dans la Silicon Valley, des objets hi-Tech, ou un accompagnement pour finaliser le projet gagnant.

Visitez les vitrines digitales des banques

Les banques aiment mettre en avant leurs nouveautés digitales. Aussi il peut être utile lors d’un entretien d’embauche de montrer que vous connaissez bien les produits de la banque, surtout si vous candidatez pour un métier dans le digital (CDO, data-scientist, ingénieur cyber-sécurité…).

N’hésitez pas à faire un saut du côté de L’Atelier BNP Paribas qui organise régulièrement des événements. Ou bien au Technolab du Crédit Agricole. Dédié dans un premier temps aux collaborateurs du groupe Crédit Agricole, il est devenu un lieu de démonstration des usages des nouvelles technologies dans les agences bancaires (vitrines dynamiques et interactives, automates de nouvelle génération), le commerce (banque mobile, solutions de e-commerce) ou la relation à distance (signature électronique, visiophonie).

Et si vous n’habitez pas Paris, sachez que des vitrines se sont développées partout en France, à l’instar de « LA fabrik » chez Crédit Agricole Centre-Est, un lieu physique notamment doublé d’un site web qui présente publiquement les différents concepts en cours d’expérimentation.

Soignez votre e-réputation

Comme le prévoient déjà les chartes de recrutement éthique, les recruteurs ne sont pas censés aller chercher des informations sur les réseaux sociaux. Mais la réalité est toute autre. « En parallèle des méthodes de sourcing classiques, les médias sociaux sont devenus en cinq ans un outil incontournable pour les chasseurs. Ils sont utilisés surtout pour identifier et contacter les candidats, mais assez peu pour le contrôle des références », indique Eric Beaudouin, directeur général d’Oasys Consutants qui l’an dernier a publié une étude sur les pratiques des chasseurs de têtes.

Et si les recrutements réellement initiés par Internet sont encore très limités aujourd’hui, les réseaux et médias sociaux sont devenus de vraies sources d’information, relève le cabinet Hays dans sa dernière étude sur la place et de l’impact des réseaux sociaux dans les process de recrutement. D’où l’intérêt, vous l’aurez compris, de soigner votre réputation sur Internet.

Montrer sur votre CV que vous êtes familiers des MOOC

Passés au peigne fin par les algorithmes, les Massive Open Online Courses (MOOC) constituent une véritable mine de renseignements. « Pour un recruteur, les résultats aux Mooc sont une mine : on peut y analyser les compétences d’une personne, mais aussi ses capacités d’interaction ou d’animation d’une équipe », rappelle Franck La Pinta, responsable de la stratégie digitale à la DRH de la Société Générale.

Les MOOC sont aussi l’occasion de réseauter avec des professionnels : les cours sont en général dispensés par d’anciens banquiers comme c’est le cas chez First Finance des Moocs ‘Marché des changes’ animé par Fabrice Guez, ex-responsable du desk Options de Change pour la Société Générale ou bien ‘Fixed Income’, dispensé par l’ex-trader Thierry Charpentier.

Enfin, sachez contourner les algorithmes de recrutement

Baptisés Applicant Tracking Systems (ATS), les robots scannent et notent votre profil, et déterminent si votre candidature est oui ou non digne d’intérêt. « Les algorithmes du Big Data permettent de dresser un profil idéal et de scanner le net à sa recherche. Les job-boards élargissent leurs prestations, proposant des services de sourcing intelligent. Le recruteur devient un animateur de communauté, un data scienstist, un spécialiste de la recherche digitale de profils », poursuit Camille Charmasson. Vous voilà donc prévenus.

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