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Comment décrocher un job dans les dérivés actions

Travailler dans les dérivés actions nécessite d'avoir l'esprit d'équipe

Travailler dans les dérivés actions nécessite d'avoir l'esprit d'équipe

Les compétences quantitatives des diplômés français sont reconnues dans le monde entier, ce qui explique pourquoi ces derniers évoluent souvent dans les activités de trading sur produits dérivés et dans la structuration de produits financiers. D’autant plus que l’activité se porte bien et qu’autour des dérives actions gravitent tout un tas de métiers différents (traders, gestionnaires back-office, développeurs, analystes MOA, contrôleurs, etc.).

Mais cela pourrait ne pas durer : la proportion des professionnels travaillant en Europe tend à diminuer au profit des Etats-Unis et de l’Asie. Et le mouvement pourrait encore s’amplifier : Paris redoute en effet que la taxe européenne sur les transactions financières (TTFE) s’applique aux dérivés actions, segment sur lequel sa place financière est plutôt en pointe, tandis qu’elle ne s’appliquerait pas aux dérivés de taux, notamment traités en Allemagne.

Il est donc grand temps de postuler. Mais encore faut-il savoir à quelle porte frapper pour proposer vos services et savoir quels sont les profils les plus recherchés.

Frapper à la bonne porte

Lors de la publication de leurs résultats semestriels, il est ressorti que les activités dérivés actions avaient boosté les activités de marché des grandes banques d’investissement françaises. Vous pouvez bien sûr frapper à la porte de Société Générale ou BNP Paribas, connues pour figurer depuis de nombreuses années parmi les leaders mondiaux des dérivés actions. Mais pas seulement.

Après s’être désengagé du secteur il y a quelques années, CACIB a recentré depuis, de manière pérenne, son activité actions et dérivés actions autour du métier Strategic Equity Transactions (SET) et occupe aujourd’hui une très bonne position sur le marché de cette activité de niche très rentable, basée sur des produits complexes.

Relancée en 2014, l’activité dérivés actions de Natixis qui emploie près de 200 personnes est également en forte croissance. « En l’espace d’une année, notre part de marché s’est fortement accrue, principalement en France mais aussi dans d’autres pays européens et même en Asie », explique Selim Mehrez, responsable mondial des Dérivés actions chez Natixis. La banque d’investissement de BPCE a d’ailleurs prévu d’accroître d’un quart le nombre de vendeurs en 2015, principalement à Londres, aux Etats-Unis et dans quelques marchés d’Asie (Taïwan, Corée, Singapour et Japon).

Enfin, si vous visez les banques étrangères, mieux vaut être au courant de qui recrute ou pas. Ainsi, des places sont à prendre chez Credit Suisse depuis l’annonce de sa réorganisation la semaine dernière. Par contre, vous éviterez d’envoyer votre CV chez la banque britannique Standard Chartered qui vient tout juste d’annoncer l’arrêt de ses activités de dérivés actions et de convertibles.

Des compétences techniques…

« Maîtriser les principes et les utilisations des dérivés sur actions, comprendre les bases de valorisation et la mesure du risque et connaître la logique des structurés sur actions », tels sont les objectifs enseignés par Patrice Berger qui, après avoir dirigé des back-offices Produits dérivés en France et aux Etats-Unis et pris en charge la supervision du contrôle financier de BNP Paribas Arbitrage, est devenu aujourd’hui Consultant indépendant.

Les recruteurs et les banques diffusent régulièrement des annonces qui spécifient les compétences requises. Ainsi, dans une récente annonce pour un poste de Contrôleur de résultats Dérivés actions pour une banque d’investissement de premier plan, le cabinet Fed Finance recherchait un candidat en finance doté d’une bonne connaissance des produits dérivés actions, une bonne maîtrise des outils bureautiques classiques (Excel et Access), de la programmation (VBA, C++), sans oublier le fonctionnement de Sophis, Reuters et Bloomberg.

…. et des compétences comportementales

Outre une connaissance fonctionnelle du domaine des dérivés actions, la maitrise des techniques de formalisation et la connaissance dans le domaine des bases de données (modèles, SQL), CA CIB exige pour un poste de développeur dérivés actions des « capacités d’analyse, des compétences rédactionnelles et de bonnes capacités de communication ».

Le sens du travail en équipe n’est pas une option. « Désormais, vendeurs et ingénieurs travaillent main dans la main pour apporter des solutions innovantes et sur-mesure aux clients tout en collaborant étroitement avec les équipes de trading pour un meilleur calibrage de l’offre », explique Selim Mehrez. Preuve qu’une fois en poste, les professionnels des dérivés actions ne travaillent pas seuls dans leur tour d’ivoire, et que la seule maîtrise des chiffres et des algorithmes ne suffit plus aujourd’hui pour décrocher un job.

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