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Le marché de la titrisation reprend doucement des couleurs

Passées de mode avec la crise financière, les opérations de titrisation semblent reprendre de la vigueur. Natixis vient ainsi d’intervenir comme co-arrangeur et joint bookrunner sur une opération de titrisation de prêts hypothécaires résidentiels (RMBS) pour le compte de l’institution financière néerlandaise Delta Lloyd. Il s’agit du premier RMBS émis en Europe continentale à être placé publiquement depuis la mi-2007.

La réponse du marché de la titrisation a été favorable, avec des livres immédiatement sursouscrits puis fermés en l’espace de quelques heures. Cette transaction renforce la position de Natixis envers sa clientèle Institutions Financières, démontrant sa capacité à offrir des solutions de haute qualité tant sur le plan de la structuration que sur celui de la distribution d’opérations de titrisation , note la banque dans un communiqué.

L’activité ne s’est jamais vraiment arrêtée, même si en février dernier, Dominique Ferrerro, l’ancien directeur général de Natixis, avait annoncé la suppression des activités de titrisation. En fait, l’activité de titrisation qui a été arrêtée, c’est celle de rehaussement de crédit , explique un employé de la banque. L’activité s’est recentrée sur l’arrangement de financements de portefeuilles de créances et sur la distribution de titres adossés à des portefeuilles, indique Natixis sur son site.

Ne pas s’emballer trop vite

En juin dernier, la banque britannique Lloyds avait elle aussi lancé avec succès une titrisation adossée à des RMBS, portant sur un portefeuille de plus de 4 milliards de livres. Aux États-Unis, les signes d’une reprise des opérations de titrisation sont tangibles : Morgan Stanley vient ainsi de nommer David Moffitt, un ancien de Merrill Lynch à la tête de son activité de titrisation, qui dirigera le pôle des solutions crédit, une nouvelle division créée pour relancer la vente des titres de dettes.

Néanmoins, la prudence reste de mise. En 2010, le marché de la titrisation va rester frileux , prévient Blaise Guanguin, managing director chez Standard & Poor’s. Les nouvelles règles imposées aux banques qui augmentent les exigences en capital pour les opérations de titrisation les plus complexes ( retitrisation ) ne sont qu’un premier pas.

À terme des changements plus substantiels du processus de titrisation seront nécessaires pour attirer de nouveaux investisseurs. Les mesures adoptées sont essentielles mais elles ne seront probablement pas suffisantes pour ranimer les marchés de la titrisation de façon soutenue , écrivent les auteurs d’une étude publiée par la Banque des règlements internationaux (BRI) et intitulée Comment redynamiser le marché de la titrisation ? .

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