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Le marché de l’emploi en Chine devient de plus en plus sélectif

Vous êtes bilingue en Mandarin, vous avez fait vos études dans l’une des meilleures écoles américaines et vous avez une expérience à l’étranger? Cela ne vous suffira hélas plus pour obtenir un bon poste. Les directeurs de quelques une des meilleures banques d’investissements en Asie affirment que la concurrence pour des postes de juniors dans des banques européennes, américaines et chinoises à Pékin ou Shanghai devient de plus en plus féroce.

La compétition pour se faire admettre au sein d’une université chinoise et y réussir brillamment ses études est particulièrement difficile. Des cadres en banque qui ont assisté à une récente conférence à Harvard sur la nouvelle économie chinoise affirment que la tendance dominante est d’embaucher des jeunes diplômés d’universités locales.

Selon eux, on trouve de plus en plus facilement des étudiants de très haut niveau sur place, à des salaires bien moins élevés qu’aux Etats-Unis ou en Europe.

Fred Hu, managing director chez Goldman Sachs Asie, explique : En Chine, si vous faites partie des meilleurs, vous représentez un candidat sur un million voire un sur cinq millions.

William Stacey, directeur de la recherche Asie pour Credit Suisse First Boston, confirme ce point de vue. Il y a dix ou 15 ans, il était rare de trouver un chinois ayant reçu une formation occidentale et parlant bien l’anglais. Ce n’est plus le cas. Pour William Stacey, il est encore plus difficile pour les étudiants et les juniors vivant aux Etats-Unis de trouver un excellent poste en Chine. Il est vrai que Goldman, Morgan Stanley, CSFB et d’autres banques d’investissements de qualité continuent de recruter dans les meilleures universités américaines. Ce qui a changé, c’est qu’elles recrutent de moins en moins dans les écoles américaines au profit des meilleures universités de Pékin et Shanghai. C’est un marché très difficile explique William Stacey.

Vous voulez toujours aller travailler en Chine? Fred Hu de chez Goldman Sachs affirme que la banque prévoit d’embaucher de façon intensive en Asie dans les deux prochaines années, principalement à Hong Kong, Singapour, Shanghai et Beijing. C’est toujours un avantage d’être bilingue en Mandarin, Taiwanais et Coréen, explique-t-il. Mais d’autres facteurs vont également devenir importants au cours des trois prochaines années à mesure que l’économie chinoise se développe: l’expertise en comptabilité financière, le management et la négociation financière.

Si vous voulez travailler en Chine, un conseil : travaillez en cabinet d’audit ou développez vos compétences en comptabilité financière, très demandées en Chine à l’heure actuelle explique William Stacey. Compte tenu d’une demande internationale qui pousse à réaliser des réformes bancaires en Chine, et d’un besoin de transparence dans l’activité des sociétés, la demande en comptables, managers et analystes nécessaires pour réaliser des due diligence va devenir de plus en plus cruciale.

Frank Dubas, managing partner chez Deloitte & Touche LLP, explique: En banque, on se concentre principalement sur les audits et la mise en conformité avec les normes comptables internationales. Et le plus gros problème à l’heure actuelle est qu’une fois l’information obtenue, les managers chinois ne savent pas quoi en faire.

Dubas et Stacey affirment que le besoin en chercheurs, comptables financiers, managers et avocats dans la finance continuera d’augmenter à mesure que les sociétés chinoises se développent et se préparent à une compétition internationale. La réforme bancaire est une vraie priorité en Chine explique Fred Hu. C’est dans ce domaine qu’on trouvera les emplois les mieux payés, et ce type de professionnels très demandés est encore rare en Chine.

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