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Confessions d’un serial candidat à Londres : le French Kiss

J’ai finalement réussi à avoir un appel d’un consultant. Cela fait maintenant des mois que ma banque d’investissement m’a licencié (ainsi que mes 200 compères dans la foulée de la chute de Lehman). J’ai passé et échoué à de nombreux entretiens, y compris au sein de boutiques dont je n’avais jamais entendu le nom auparavant.

L’époque flamboyante des établissements prestigieux au top de tous les classements et le choix de décliner des offres sont malheureusement bel et bien enterrées.

Le consultant, un des rares survivants parmi la marée de cow-boys qui constituent le secteur du recrutement, me confirme les coordonnées. C’est une société d’investissement française, l’équipe est reconnue. Je ne pouvais pas espérer mieux, 40 jours de congés, me voilà ! Vive la France !

Je me rends à l’entretien dans le West End. Ce premier entretien, me dit-on, vise à vérifier mon adéquation culturelle. La femme que je dois rencontrer est la gardienne des lieux : personne ne pénètre dans le département sans son sceau d’approbation. C’est une ancienne vendeuse actions, si Bloomberg et LinkedIn me servent bien. En quoi cela peut-il être difficile ?

J’attends nerveusement à la réception avant que la gardienne des lieux ne vienne me chercher. Alors qu’elle pénètre dans la pièce, je me lève et me dirige vers elle.

Puis, dans un moment où mon cerveau me fait défaut, je décide d’être aussi continental que possible, les propos du recruteur sur la compatibilité culturelle , énoncés lors de notre entretien préparatoire, résonnant toujours à mes oreilles.

Elle tend le bras pour une poignée de mains… et me voilà approchant la joue pour claquer la bise.

Le reste de l’entretien s’est déroulé par pure courtoisie. J’ai fait le retour de ce qu’il s’était passé au recruteur, qui m’a juré que plus jamais, au grand jamais, il ne me laisserait approcher l’un des ses clients.

Le feedback qu’elle lui a donné ? Ce garçon est vraimmmment trop présomptueux.


Avez-vous vécu des expériences bizarres ou désastreuses d’entretien ? Envie de prendre la plume pour nous raconter ? Si la réponse aux deux questions est oui, écrivez-nous à Editor.fr@eFinancialCareers.fr.

commentaires (16)

Comments
  1. fake non ?
    Qui a deja vu quelqu’un vouloir faire la bise en entretien de recrutement ?

  2. OMG. Pas étonnant que vos entretiens échouent…A ce niveau on ne parle plus de différences culturelles…

  3. merci, au nom de tous les professionnels au chômage, je vous dis merci pour eux, tant qu’il y aura des candidats comme vous, ils auront une chance de plus de retrouver du boulot

    a la place de présomptueux j’aurai plutôt dit “immature”

  4. Surtout en Angleterre (où je le rappelle, s’il le faut ; apparemment oui qu’il n’est pas dans les coutumes de “faire la bise”) mais en plus en entretien… ah lala mais c’est une blague ou quoi?

  5. au moins c etait quitteou double.

  6. Ca meriterait de figurer sur le site VDM (VieDeMerde.fr). Des fois on fait des choses….
    dommage que ca soit a un moment aussi critique…

  7. Bah, c’est une facon comme une autre de se demarquer :), en meme teps quand on cherche depuis de longs mois et que l’on commence à desesperer…qui ne tente rien n’a rien…Je ne suis pas dupe, je présume que ceci est une blague et que ca n’est pas reelllement arrivé!! mais ca vaut la “grotesque” lettre de motivation envoyé il y a quelques mois au RH de Goldman.

    A bientôt
    Cmoi

  8. Merci pour vos commentaires !

    Juste une précision : malgré les apparences (trompeuses), ceci n’est pas une blague, mais bien le témoignage d’un professionnel anglais, qui manifestement n’a pas tout saisi des pratiques françaises en matière d’entretiens d’embauche…

    A méditer !
    La Rédaction

    Equipe rédactionnelle eFinancialCareers Répondre
     
  9. rigolo mais pathétique (si vrai mais certainement faux)

  10. @l’équipe de rédaction: je n’avais pas saisi la nationalité du candidat jusqu’à ce que vous le disiez…Je pensais qu’il s’agissait d’un candidat français à une boite française à Londres.
    La, comme je le vois, deux choses. Soit la miss est française est elle a trouvé “choquant” qu’un britannique lui fasse la bise, soit elle est anglaise et elle a trouvé cela déplacé.
    Même discours ? pas tout à fait.
    Si la miss était française et le candidat français, aurait-elle trouvé le candidat “présomptueux” ? Lorsqu’on est de même nationalité on se permet, à tort ou à raison, de se sentir plus “proches”.
    Est-ce que le candidat à eu tort de faire cette bise trop intimiste, oui, mais il a pris au pied de la lettre l’adaptation “culturelle”.
    Encore une fois, si la miss est française et le candidat français, l’aurait-elle trouvé “présomptueux” ?
    J’en suis pas sur.
    Comme quoi, dans le doute, mieux vaut éviter ce genre de geste, même entre compatriotes.

  11. @Phasme : merci pour votre post !

    Cela mérite en effet un dernier éclaircissement : le candidat est anglais, la personne qui a fait passer l’entretien est, en revanche, française.

    On réclamera plus de précisions aux auteurs dans le futur !

    Si vous avez envie de témoigner (anonymement) sur les aléas de la recherche d’emploi ou tous sujets pouvant susciter un intérêt auprès de la communauté, surtout n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :
    editor.fr@eFinancialCareers.fr.

    A bientôt
    L’équipe éditoriale

  12. @Phasme : un candidat francais avec une miss francaise n’aurait rien change. Vous avez souvent fait la bise a une femme en entretien de recrutement ?

    Sinon je pensais egalement en lisant l’article que le candidat etait un francais actuellement a Londres.

  13. @Seb : je n’ai pas dit le contraire. Relisez mon post “mieux vaut éviter ce genre de geste, même entre compatriotes”.

    Je me demande juste si la miss l’aurait trouvé “présomptueux” si le candidat été français…Et la j’en suis pas sur.

    Le contraire aurait été vrai, si le candidat français avait tapé la bise à une américaine (shocking)…

  14. Hank, Max et les autres … je vous trouve particulièrement durs avec cette personne, pour ne pas dire cyniques.
    Se retrouver aussi lgtps au chomâge, essuyer les critiques et revers alors qu’on sort d’un grand nom de la finance, c’est pour le moins déstabilisant.

    Je trouve par ailleurs que cette RH française n’a en définitive ni le sens de l’humour ni d’ouverture culturelle. Se formaliser pour cela …

    Smile ! Il a juste fait une grosse gaffe et au final il vaut mieux en rire !

  15. @Julia : de quelle julia s’agit-il, celle de la rédaction ? ou d’une autre ?

    Parceque cynisme et finance, en général, ça va plutôt bien.

    Sinon je suis d’accord sur le principe de l’analyse, lorsqu’on est au chômage, la vie peut parfois s’avérer difficile. Ceux qui en sont sortis à mon avis en ressortiront quelque part grandis par l’épreuve.

    Je me souviens avoir rencontre début 2009 en pleine crise une très jolie brune, l’air exténuée, m’abordant à bank station à Londres, en me demandant dans quel domaine je travaillais.

    Elle m’a raconté qu’elle sortait d’une journée ou elle avait rencontré plusieurs recruteurs (finance), bref, elle était en recherche très active d’emploi et elle avait l’air très fatiguée. Elle m’a demandé ou j’habitais -Hampstead-, et elle s’est senti un peu gênée de me dire camden town…

    La finance est un milieu difficile et la concurrence énorme. Loin de moi l’idée de donner des leçons mais cela peut arriver et il faut être humbles devant ceux qui subissent ces moments…

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