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Les points-clés du langage corporel pour réussir vos entretiens en banque, selon un ex-VP de Barclays

language corporel

Paume contre paume

Ferdinand Petra a débuté sa carrière dans la banque comme associate chez J.P. Morgan. Quatre ans plus tard, il a rejoint l’activité banque d’investissement de Barclays, où il a travaillé en tant que vice president (VP) en charge du suivi clientèle pendant cinq ans. Aujourd’hui professeur affilié en finance à HEC Paris, l’ancien banquier forme également des analystes M&A en banque d’investissement et en entreprise, et a dirigé une structure de formation préparant aux entretiens en banque d’affaires. Si quelqu’un maîtrise la communication non verbale, c’est bien lui.

Pour Ferdinand Petra, la réussite aux entretiens d’embauche dans l’industrie des services financiers tient en trois points essentiels du langage corporel. Nous les avons listés ci-dessous, et complétés par des suggestions de Patti Wood, experte en langage corporel qui coache les banquiers de Wall Street. Voici ce que vous devez savoir.

  1. Ne pas laisser transparaître la moindre nervosité. Ne rien projeter de négatif.

Face à votre interlocuteur, évitez à tout prix de jouer avec un stylo ou de triturer ce qui vous tombe sous la main – ce genre d’attitude a pour effet immédiat d’afficher votre stress. Plus important encore : dans le cas d’une question difficile, Ferdinand Petra conseille de ne manifester aucun des deux signes de défense caractéristiques : vous enfoncer dans votre fauteuil ou croiser les bras ou les jambes – et encore moins les deux en même temps.

Patti Wood ajoute : « Triturer un objet revient à exprimer ‘un besoin de réconfort’. Vous êtes assis là, et vous vous acharnez sur votre col de chemise ou votre montre, ce qui constitue rien moins qu’une excuse pour vous toucher – avec pour effet de stimuler des hormones qui vont vous rassurer ». Pour elle, il est essentiel ne pas donner l’impression que vous cherchez à vous rassurer quand vous répondez à des questions liées à votre adéquation au poste.

De la même manière, toute tentative visant à occulter les ‘fenêtres du corps’ selon les mots de la coach – à savoir le cœur, le buste, le cou, la bouche, les yeux ou encore les mains – peut être interprétée comme une volonté de cacher ou de retenir quelque chose à l’intérieur de soi. Voilà pourquoi il est formellement déconseillé de croiser les jambes, passer sa main dans son cou ou dissimuler son regard.

  1. Anticiper les signaux corporels de vos interlocuteurs

« Si vous vous levez brusquement pour serrer la main de votre interlocuteur, vous lui donnez l’impression d’être pris au dépourvu, explique Ferdinand Petra. Plutôt que de rester assis à attendre le moment précis de la poignée de main, pensez à l’anticiper : soyez prêt et restez calme ».

Pour Patti Wood, il important de s’habituer au geste de la poignée de mains et de développer quelques astuces comme « ne pas bondir de son siège pour serrer la main de la personne qui vous reçoit ». Pour cela, « asseyez-vous suffisamment au bord du siège de façon à pouvoir vous lever facilement et tranquillement, explique la coach. De la même manière, évitez de consulter votre téléphone dans la salle d’attente ; et lorsque l’entrevue touche à sa fin, prenez soin de serrer la main de votre interlocuteur avant de vous jeter sur vos gadgets ! »

  1. Bien plus qu’une simple poignée de main

La poignée de main est essentielle, mais elle ne fait pas tout. Ferdinand Petra conseille de l’accompagner de deux éléments tout aussi importants : un sourire, et un regard franc, droit dans les yeux, vers votre interlocuteur. Entraînez-vous avant l’entretien. « Je demande toujours à mes étudiants de le faire avec leurs amis », explique l’ex-banquier.

Patti Wood va au-delà : pour elle, la combinaison poignée de main-contact visuel dépend du sexe de votre interlocuteur. Une poignée de main entre hommes nécessite un contact visuel d’au moins trois secondes : un regard plus furtif passera pour un signe de faiblesse. Entre une femme et un homme, ce temps – trop long – peut suggérer un rapport de séduction. Mieux vaut lui préférer, dans ce cas, un regard franc de deux secondes, alternant avec un regard de côté et un nouveau contact direct. Ce qui démontre que vous êtes tout simplement prêt(e) à échanger sur un pied d’égalité sur le plan professionnel.

Toutes les poignées de main doivent s’accompagner d’un face-à-face total entre les deux parties. Ainsi, Patti Wood poursuit en précisant : « les ‘fenêtres’ de votre corps doivent être alignées avec celles de votre interlocuteur. Au cours d’une poignée de main, vous exprimez votre confiance envers votre interlocuteur et pourtant vous le challengez sur ses points de vulnérabilité et réciproquement. En fait, vous vous évaluez mutuellement pour déterminer lequel de vous deux sera au top. »

Dernier point d’importance : une poignée de main se donne ‘à pleine main’, paume contre paume, insiste Patti Wood. Les femmes doivent résister à la tentation de n’avancer que les doigts. « Votre féminité n’est pas le premier élément à mettre en avant dans un environnement professionnel. Il vous faut en revanche montrer que vous êtes forte, pleine de ressources et résolue. »

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