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BNP et SocGen vont-elles devoir adapter leur BFI pour rester compétitives ?

Au moment où tout le monde – ou presque – pense que les bonus vont être conséquents cette année, il pourrait en être tout autrement à l’horizon 2011, d’après un rapport publié par des analystes de JPMorgan. Ces derniers indiquent en effet que les grandes banques d’investissement vont devoir réduire les salaires et revoir à la baisse les recrutements pour faire face aux évolutions réglementaires (Financial Times, abonnement).

Avant même que les nouvelles normes prudentielles sur les instruments hybrides aient été annoncées (Le Monde), JPMorgan recense huit changements en matière de régulation (visibles dans le premier tableau ci-dessous) et décrit leur impact sur plusieurs banques d’investissement, parmi lesquelles BNP Paribas et Société Générale.

Deutsche Bank devrait être la plus impactée, avec un ROE aux alentours de 6,7 %, loin de l’objectif de son patron Josef Ackermann qui vise un ROE de 25 %. Avec un ROE légèrement supérieur à 9 %, les deux banques françaises font mieux que leur rivale allemande mais se situent bien en dessous des autres établissements recensés par JPMorgan.

Afin de parvenir à un ROE de 15 % en 2011, toutes ces banques devront ajuster leurs recrutements et leurs rémunérations (voir second tableau). Ce n’est pas vraiment une surprise, les banquiers de Goldmann Sachs verront fondre leurs packages records . Plus inattendu, les banquiers de BNP Paribas devront eux aussi revoir leurs packages à la baisse, alors qu’ils sont loin d’être les mieux payés sur la place.

Les réductions de salaires ne suffiront pas : BNP et SocGen devront par ailleurs procéder à des licenciements supplémentaires. Évidemment, tout ceci relève de prévisions, et seul l’avenir dira si JPMorgan a vu juste ou non. En attendant, la banque américaine s’est bien gardée de figurer dans la liste des banques analysées…

Cliquez sur les images pour les agrandir

Source: JP Morgan

Source: JPMorgan

commentaires (1)

Comments
  1. Cette étude pose pratiquement le principe de la pérénisation de la répartition des parts de marché et l’équilatéralité des organisations et des technologies

    Or rien n’est moins sûr !

    Les savoirs-faire français en terme de Back et Middle Office ainisi que de contrôle, issus notament du réseau, associés à l’aspect “pieuvre internationale” de colosses comme BNP-PARIBAS peuvent chambouler les processus post-marchés et donc les conditions de rentabilité.

    Le SEPA et TARGET 2 vont faciliter ces échanges post-marchés intra européens modifiant les circuits et leur coût.

    Ensuite, la consolidation du secteur de la BFI n’a pas vraiment encore commencé !

    De nouveaux acteurs peuvent y faire leur entrée. Les petites banques nouvellement créées s’adosser à des grands avec de grands moyens

    Enfin, qui peut garantir qu’un démentèlement des grands groupes bancaires, à l’image des lois anti trust après 1929, ne vont pas complètement changer les rêgles du jeu de la BFI ?

    Alors attention aux prévisions météos à long terme par grand vent, voir par vent de tempête.

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