☰ Menu eFinancialCareers

OPINION : Entrepreneur ou salarié ? Telle n’est pas la question !

Le métier de consultant est par nature entrepreneurial , assure Michel Mondet*, président du cabinet de conseil Akeance Consulting.

Il est des métiers où l’envie d’entreprendre est plus forte que dans d’autres. Quel employé de la place Vendôme n’a pas rêvé de fonder sa propre marque de joaillerie ? Quel chef de rang n’a pas rêvé de devenir gérant de son propre restaurant ? Eh bien, il en est de même des consultants ! Ainsi, on estime à près de 10 000 le nombre de petites ou très petites entreprises de conseil (dont les 3/5 sont des structures de moins de 2 personnes)1.

Évidemment, on pense immédiatement aux plus anciens qui, après avoir baroudé dans les big eight ou les fat four, créent leur propre cabinet. On se rappelle aussi de ces spin-offs qui se sont créés à l’occasion du départ d’une équipe entière à l’instar d’Eurogroup il y a 20 ans, issu de Peat Marwick Mitchell. Plus rarement, nous vient à l’esprit le consultant junior ou doté de quelques années d’expérience. Or, celui-ci n’a pas besoin de créer sa structure pour exercer son métier dans un esprit entrepreneurial.

D’abord, l’exercice du métier s’y prête. Quel que soit son niveau hiérarchique, un consultant en organisation et en management remplit généralement la double mission d’assurer une relation client et de produire ( délivrer , comme on dit aujourd’hui) la mission vendue. Ce qui est beaucoup moins le cas chez les éditeurs ou les SSII.

Créer sa propre PME au sein de la structure qui vous emploie

Ensuite, le consultant entretient, comme dans tous les métiers, une ambition professionnelle. Sa progression de carrière passe par la démultiplication des missions. Le consultant va chercher à assumer deux missions en parallèle. Puis, il va s’efforcer de faire réaliser sa mission par un autre consultant… qu’il encadrera ! Et ainsi de suite. In fine, le consultant aura créé de lui-même sa propre PME au sein de la structure qui l’emploie. C’est aussi en cela que le métier de consultant est intimement lié à l’esprit d’entreprise.

L’aventure pourrait s’arrêter là. C’est d’ailleurs le cas pour la majorité des salariés. Pour les plus conquérants, elle continue si et seulement si le cabinet lui-même entretient ce sentiment entrepreneurial. Plusieurs signes ne trompent pas à cet égard. Premièrement, le cabinet affiche un projet clair de croissance. Ensuite, il favorise la méritocratie en dispensant bonus et primes à tout consultant méritant, indépendamment des grades hiérarchiques. Enfin, il propose l’intégration de certains de ses consultants au capital du cabinet.

Être entrepreneur est une caractéristique forte du conseil en organisation et management (pour preuve, les 44 % d’entreprises du secteur qui font entre 0 et 3 millions d’euros de chiffre d’affaires). On oublie toutefois trop souvent que l’on peut avoir le goût et l’envie d’entreprendre et choisir de ne pas créer sa propre structure. Une perspective réalisable à condition de s’assurer que votre employeur est l’un de ces cabinets qui appliquent un management responsabilisant, capable de libérer les énergies entrepreneuriales.

*Michel Mondet, 48 ans, a créé en 2004 Akeance Consulting, cabinet de conseil en organisation et en management.

1 Chiffres tirés de l’étude 2006-2007 du Syntec Conseil en management (mai 2007).

commentaires (2)

Comments
  1. Pas d’accord. Un consultant est un entrepreneur en herbe. Il ne prend aucun risque !

  2. S’il ne prend aucun risque, il n’est pas entrepreneur. Seuls les banquiers ne prennent aucun risque eux !!

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici