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Les cinq enseignements à tirer des derniers recrutements en finance

marché de l'emploi en finance parisien

Besoin de décrypter le marché de l'emploi en finance parisien ?

La chasse aux talents est ouverte. Maintenant que les bonus ont été annoncés un peu partout dans les établissements financiers, peut débuter la période des mobilités. Une saison qui s’annonce animée au vu de la reprise du marché de l’emploi et des bonus qui n’ont pas été à la hauteur des espérances.

Certains ont cependant pris de l’avance, concrétisant leur mouvement avant le rush. Déjà en janvier, nous avions relevé sept nominations phare qui marquaient une activité dense en matière d’embauches pour un mois traditionnellement calme en finance.

Les derniers recrutements en finance révèlent l’état du marché de l’emploi en finance et les tendances à l’œuvre en matière de recrutement et de carrière.

Les grandes banques d’investissement étrangères renouvellent leur leadership à Paris

Après l’arrivée en début d’année de Grégoire de Lestapis à la tête de BBVA France, de François Wohrer, passé de cette dernière au belge Degroof ou encore de l’ex-Barclays Capital Philippe Deneux arrivé aux commandes de Mediobanca, le mois de février s’est aussi révélé riche en mobilité à la tête des banques d’investissement étrangères.

Mediobanca a continué sa politique de recrutement en débauchant Emmanuel Moulin, comme directeur général France et Benelux. Ce dernier était précédemment chez Eurotunnel où il a exercé plusieurs fonctions dont dernièrement celle de directeur général délégué.

Ce recrutement rappelle combien les banques raffolent des profils issus des cabinets ministériels. C’est le cas d’Emmanuel Moulin, qui a commencé à la direction du Trésor et a été récemment conseiller économique de Nicolas Sarkozy entre 2009 et 2012. Il a pour seule expérience bancaire un passage comme senior government banker chez Citigroup France en 2006.

Certaines banques ont trouvé leurs nouveau leader au sein de leurs rangs comme c’est le cas chez Citi, qui a dû rapidement chercher un remplaçant à Arnaud de Marmiés, parti pour poursuivre des projets personnels. Jusque-là responsable des activités de ­corporate banking, Mathieu Gelis a ainsi été promu au poste de directeur général de Citi France. Ce dernier a commencé sa carrière comme analyste chez Citi en 1997, ce qui laisse suggérer que la fidélité à son employeur peut payer.

Même processus chez Credit Suisse Investment Banking France, qui a procédé à une série de promotions en interne. Les nouveaux managers français devront composer avec Tidjane Thiam, le nouveau CEO qui prendra ses fonctions fin juin, et dont la nomination n’est pas de bon augure pour les équipes de banque d’investissement.

Les boutiques toujours opportunistes

La crise financière de 2008 a profité aux boutiques, et celles-ci sont ravies de débaucher des banquiers dans de grandes institutions. Nous avions relevé fin janvier l’appétit de recruter des boutiques à Paris tels que Sycomore Corporate finance, Lincoln International et Goetzpartners.

En février, le pure player européen Bryan, Garnier & Co en apporte une nouvelle preuve en recrutant comme directeur au sein des équipes M&A Pierre Ruaud, un-ex-BNP et ex-SocGen, qui s’est essayé entre-temps à l’aventure entrepreneuriale en lançant un réseau d’experts Insight Connect. La boutique fondée en 1996 a également embauché plusieurs analystes sur les TMT (Amina Sagou, Awa Sow, Marc-Antoine Serfaty) et la santé (Jean de Pracomtal).

Les banques d’investissement françaises recomposent leurs équipes et recrutent à la marge

Début 2015, les grandes banques d’investissement françaises ont surtout réalisé des promotions internes, à l’instar de CACIB, qui a promu Jean-Michel Berling, Silvia Calvello et Laurent Capes au rang de banquier senior.

Les établissements français ont aussi réorganisé leurs équipes. BNP Paribas CIB est devenu Corporate and Institutional Banking, en se rapprochant des équipes de Securities Services. Société Générale a également procédé à une réorganisation et des mouvements en interne, qui ont vu notamment Thierry D’argent prendre la co-direction du « coverage ». De nouveaux collaborateurs ont parallèlement été recrutés, Ainsi Christophe Pally et Josselin Bert ont rejoint l’équipe mid cap du département M&A de la banque. Ils ont été débauchés respectivement chez Aforge Degroof et Banque Hottinguer.

Ces deux recrutements, avec celui de Christophe Muyard, ex-Leonardo, nouveau MD chez Natixis, constituent l’essentiel des embauches réalisées par les banques d’investissement françaises ces dernières semaines. Ils sont néanmoins le signe que ces dernières sont prêtes, elles-aussi, à chasser à nouveau les talents.

Les fonds de private equity ne s’intéressent pas qu’aux banquiers d’affaires

La banque d’investissement constitue sans nul doute la voie royale pour faire carrière dans le capital-investissement. En ces temps de restructuration du secteur bancaire et de plafonnement des bonus, les fonds n’ont d’ailleurs pas de mal à convaincre les jeunes banquiers de les rejoindre. Mais les acteurs du capital-investissement ont aussi à cœur de diversifier leurs recrutements, tout en maintenant leur niveau d’exigence.

De ce fait, les cabinets de conseil en stratégie ont aussi la cote, comme l’indiquent les recrutements officialisés le mois dernier de Florent Rostaing, qui après avoir travaillé cinq ans chez Bain & Company, a rejoint Equistone Partners Europe en tant qu’investment Manager. De son côté, Franck Abadia, qui a commencé dans l’industrie avant de rejoindre le cabinet de conseil en stratégie AlixPartners en 2012, a été embauché par LBO France.

Le début de l’année 2015 a été marqué par des mouvements chez Apax Partners, BC Partners et XAnge Private Equity notamment. Plusieurs fonds aussi ont promu des collaborateurs en interne (ACG Capital, Advent International, European Capital,  Wendel…), qui pourraient créer dans ces structures un appel d’air pour des recrutements plus juniors.

La chasse de têtes redevient une reconversion porteuse pour les banquiers

Le marché de l’emploi en finance a repris des couleurs depuis septembre 2014. Les chasseurs de têtes, pour la plupart issus des métiers qu’ils servent, retrouvent le sourire. L’executive search redevient par conséquent attractive pour les banquiers seniors qui désirent valoriser leur réseaux, leur connaissance des métiers, et cherchent un nouveau souffle dans leur carrière.

Vianney Basse a fait ce pari. Ce diplômé de Sciences Po Paris, l’ESSEC et Harvard University a passé neuf ans en banque d’investissement à Paris et à Londres chez SGCIB en début de carrière et plus récemment chez BNP Paribas où il a dirigé une équipe de corporate finance. Son autre atout : sept ans d’expérience au sein du gouvernement, notamment comme conseiller en charge des affaires industrielles et internationales (2007-10). Il vient d’être embauché à Paris par le cabinet de chasse Eric Salmon & Partners comme consultant avec un double focus sur la finance et l’industrie.

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