☰ Menu eFinancialCareers

Ce qui est en train de devenir le must en matière de certification dans les services financiers

Les certifications de type PRM et FRM détrôneront-elles un jour les fameux MBA et CFA ? La question mérite d’être posée car certains professionnels de la finance pointent le coût relativement élevé d’un MBA quand d’autres indiquent que le CFA offre moins de débouchés qu’auparavant étant donné le nombre élevé de ceux qui détiennent ce précieux sésame.

PRM ou FRM ?

La certification Financial Risk Manager est gérée par la Global Association of Risk professionnals (GARP). Composée de deux parties, elle est ouverte à tous ceux ayant une expérience professionnelle à temps plein au moins de deux ans dans less ervives finanaciers (gestion du risque, trading, gestion de portefeuille, audit, risk consulting…). Elle reste abordable puisqu’il vous en coûtera environ 650 $ pour suivre environ 400 heures de formation. Le programme couvre tout, depuis la mesure des risques et de gestion jusqu’aux techniques d’analyse quantitative, les modèles de valorisation, les marchés et les produits financiers.

La certification Professional Risk Manager , proposée par la Professionnal Risk Managers’ International Association (PRMIA), a elle aussi un niveau élevé de reconnaissance dans toute l’industrie. PRMIA définit son accréditation comme référence dans la gestion globale des risques. Les examens PRM sont les examens à choix multiples, constitué de 120 questions tiré à partir d’une base de données. Bien que les questions sont à choix multiples, l’existence d’une base de données montre que l’organisation tente de tester tous les angles possibles, ce qui rend les examens particulièrement difficiles. Ainsi, la moitié des candidats qui ont décroché la certification l’ont eu avec le minimum requis de 60% de bonnes réponses.


Les recruteurs apprécient

Le certificat FRM n’est pas nouveau : il remonte à 1997 mais a connu un essor considérable depuis la crise financière de 2008. Aujourd’hui, on compte près de 26 000 détenteurs du FRM dans le monde, contre 87 000 pour le CFA. Il forment ainsi un groupe assez élitiste, reconnu pour ses compétences et la force de son réseau.

Ceci dit, si vous choisissez la certification FRM dans l’espoir d’accéder à un poste de front office, vous pouvez vous retrouver catalogué dans les risques. Mais étant donné l’état actuel du recrutement des front-office, maîtriser les arcanes de la gestion des risques est indéniablement un plus. Ce métier est une très bonne antichambre pouvant conduire au trading , confirme Tania Petersen, associée au sein du cabinet de chasse de têtes CTPartners à Paris. Paul Sheldon, recruteur dans les risques pour le cabinet cabinet de recrutement Cameron Kennedy à Londres, va dans le même sens : quand je vois cette certification sur un CV, je sais que le candidat maîtrise vraiment la gestion des risques. J’ai quelques clients qui insistent vraiment là-dessus .

Vers plus de reconnaissance…

Jadis, la seule qualification alternative à un MBA était le CFA. Maintenant, les recruteurs sont de plus en plus intéressés par le FRM , explique Alastair Graham, directeur général de la zone EMEA au GARP. De là à ce que cette certification supplante les deux autres, il y a un pas. Car la certification FRM est tout sauf une baguette magique. Le fait que seulement 26.000 personnes dans le monde la possèdent (et que la plupart d’entre eux se trouvent aux Etats-Unis), les anciens élèves du réseau ne vont pas se précipiter pour vous embaucher. Côté recruteurs, c’est un plus qui va attirer l’intérêt, mais les clients ne l’exigent pas, contrairement au CFA , indique Priya Mariannie, consultant senior au risque au cabinet de recrutement PSD Group.

Notre principal problème est encore la reconnaissance, confirme Alalstair Graham. Quand vous parlez aux recruteurs et responsables RH dans les banques, plusieurs d’entre eux ne connaissent pas la FRM. Il sont toujours nombreux à choisir le CFA, par défaut, mais les choses sont en train de changer… .

commentaires (2)

Comments
  1. Désolé mais il va falloir réviser votre copie en ce qui concerne la validité des diplômes de manager des risques. Apparemment vous n’avez toujours rien appris des crises précédentes qui ont montré toute l’inefficacité des systèmes de gestion des risques, malgré les dizaines de millions dépensés en pure perte pour financer des infrastructures fondées sur des théories fallacieuses. Tout le monde aura remarqué que le régulateur d’aujourd’hui est le malfrat d’hier qui essaie de se refaire une virginité en ménageant des nouvelles opportunités de marché à ses confrères banquiers, le cas le plus exemplaire étant celui des instruments de transfert de risques qui ont causé le plus grave désastre que la planète financière ait jamais connu. Le moins que l’on puisse dire est que Bâle III est mal parti, même si les banques essaient de se recapitaliser auprès de leurs actionnaires qui ont eux-même été sauvés de la faillite grâce aux plans de sauvetage américain. Tant que le problème de fond qui est celui de la création de fausse monnaie par les banques pour financer le socialisme étatique n’aura pas été résolu, les règles de gestion des risques resteront de la poudre aux yeux.

  2. Dans le trading de commodities (matières premières), sur l’énergie (pétrole, gaz, charbon, émissions de carbone, etc), la certification ERP (Energy Risk Professional) gérée par GARP se développe de plus en plus et devient toujours plus reconnue.

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici