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Les banques japonaises se renforcent sur le marché français

Il y a des signes qui ne trompent pas : Nomura France vient de rendre public son nouvel organigramme. Ainsi, les équipes de la filiale française de la banque d’affaires nippone Nomura qui, au début de l’année, comptaient une centaine de personnes suite à l’acquisition d’une partie des activités de Lehman Brothers en France, pourraient donc bien être amenées à s’étoffer.

En attendant, un certain nombre d’anciens de chez Lehman ont accédé à des fonctions de top management semblables à celles qu’ils occupaient précédemment. On notera que 70 % des managing directors de chez Lehman ont été réintégrés au sein de Nomura, cela en raison d’une politique de “Retention Bonus” principalement attractive dans un environnement devenu très opaque , rappelle Alexis Pascalet, consultant au sein du cabinet de recrutement Norman Alex.

L’ex-responsable de l’activité investment banking pour la France de Lehman Brothers, Jérôme Calvet, est nommé coprésident de Nomura France, tandis que Guillaume d’Hauteville, ancien PDG de Lehman Brothers France, se retrouve vice-chairman de l’activité banque d’investissement de Nomura en Europe. Sans oublier Christophe Baudry, propulsé directeur du pôle Equity, où il encadrera une équipe de 22 personnes, ni Stéphane Vanadia, nouveau directeur du fixed income qui pilotera 12 professionnels.

Stratégie de croissance

L’Europe, et à fortiori la France, semblent être devenues le nouveau terrain de prédilection des banques japonaises. Après avoir conquis Londres et New York, Nomura ne cache pas ses visées sur le marché français. La France est un pays clé pour Nomura et nous avons donc souhaité constituer une équipe experte, capable de porter notre stratégie de croissance sur ce territoire , rappelle Sadeq Sayeed, directeur général Afrique et Moyen-Orient de Nomura dans un communiqué.

Nomura emboîte ainsi le pas à sa consceur Daiwa Securities SMBC (filiale du courtier Daiwa Securities et de la banque Sumimoto Mitsui) qui, pour sa part, vient de racheter la britannique Close Brothers Corporate Finance qui compte une cinquantaine de collaborateurs dans l’Hexagone (L’Agefi.fr). En attendant que des recrutements se concrétisent, peut-être vaut-il la peine d’apprendre le japonais ?

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