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Les bonus des banques anglo-saxonnes sous le feu des critiques

Plusieurs personnalités françaises de premier plan critiquent le mode de versement des bonus dans les pays anglo-saxons. À commencer par Christine Lagarde, la ministre de l’Économie. Je sais pour l’avoir vérifié auprès des banques françaises que certaines banques étrangères ne jouent pas le jeu, et qu’en particulier les banques basées à Londres ou à New York s’affranchissent joyeusement de principes déclarés par les uns ou les autres et continuent à fonctionner comme avant , s’est-elle inquiétée (Le Figaro.fr). Et la ministre d’enfoncer le clou : Je crains que si nous n’y mettons pas bon ordre à l’échelon international, on crée à l’encontre de nos établissements, dès lors qu’ils jouent le jeu, un désavantage concurrentiel qui serait particulièrement injuste.

Désavantage concurrentiel

Sur ce dernier point, Georges Pauget, l’actuel président de la FBF et directeur général de Crédit Agricole SA, est monté au créneau. Nous avons opté pour une limitation des bonus garantis à un an, alors que sur d’autres marchés, la durée est plus longue. Si nous n’obtenons pas gain de cause lors de la prochaine réunion du G20 à l’automne, nous ne pourrons rester durablement éloignés des pratiques de marché , a-t-il déclaré (L’Agefi.fr).

Au moment où la place financière de Paris vante ses atouts face à La City, le risque est donc grand de voir s’accélérer l’exode de ses banques. Calyon, la banque d’investissement du Crédit Agricole, est d’ailleurs déjà en train d’y faire partir sa filiale de courtage, Chevreux. Idem de Natixis. On ne voit pas pourquoi le mouvement ne s’étendrait pas à BNP Paribas, voire à la Société Générale qui est pourtant en train de construire une impressionnante salle des marchés à la Défense , explique le journaliste Philippe Reclus dans son article intitulé Paris, ta finance file à l’anglaise .

commentaires (9)

Comments
  1. Encore heureux! Le problème c’est que pour eux les bonus c’est un droit de l’Homme, perte ou gains, sauvetage ou faillite, le bonus est garanti par la Charte de Nations Unies. Il serait peut-être temps de songer à légiférer… à condition de légiférer aussi pour les footballeurs et autres inutiles qui ne méritent en tout cas pas leurs millions!

  2. Le gros problème de la France c’est que toutes ces règlementations limitent l’attrait de la place parisienne! limiter les bonus ne feront jamais les affaires des places anglo-saxonnes! Si Paris veut devenir la grande place financière dont rêve Sarko, il va falloir adopter les principes de Londres et de NYC. Il faut rendre la place parisienne plus sexy…

  3. c’est consternant, pendant que 99,9% des gens de la planète produisent quelque chose qui fait avancer l’humanité et ont une activité constructive, les gens de la finance ne produisent eux rien (à part des crises mondiales) et ne sont concentrés que sur leur pompe à fric perso. pour l’avoir vu en réel, c’est vrai de vrai que ces gens considèrent leurs fameux bonus comme un fondement universel inviolable et de droit divin. il est clair que dans ces conditions rien ne sera résolu.
    pourtant il existe trois solutions de chocs :
    1) une loi internationale qui interdise tout simplement les rémunérations variables (99% des métiers sur la planète fonctionne sans part variable et les gens n’en meurent pas),
    2) que les entreprises arrêtent de payer les banques d’affaires pour leurs nième préstation de consulting bidon et de restructuration de la dette machin qui ne sert qu’à une chose : rendre la boîte plus pauvre qu’elle ne l’était avant …
    3) arrêter d’acheter des produits dérivés, on peut très bien vivre sans, quand j’achète des carottes je n’essaie pas de me couvrir, je subis le prix parce que c’est la vie tout simplement.
    4) rendre tous les taux d’interets fixes sur la planète

  4. On peut être scandalisé et ne pas dire n’importe quoi pour autant.

    1. les rémunérations variables sont la majorité, hors administration (et cadres du parti;) ; les conditions de travail précaires et incertaines dans beaucoup de pays rendent même les salaires hautement variables…
    2. Certes, mais la complexité aujourd’hui fait qu’on ne peut plus se passer d’intermédiation et d’origination de la même façon que jean jacques n’a pas son argent sous son matelas ou ne va pas voir son voisin pour financer sa retraite
    3. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, si couvrir une carotte n’est pas un enjeu, il est fort possible que le paysan, la coopérative agricole soient couverts ; même jean jacques se couvre, et un contrat d’assurance de base est souvent un produit dérivé/structuré

  5. 4. Ce n’est pas possible en l’état, les taux de change reflètent, hors manipulations qui ne sont jamais soutenables très longtemps, les conditions des termes de l’échange ; si on casse les échanges, c’est le protectionnisme dévastateur ; ce qu’il faut, c’est casser la pierre philosophale qu’est le dollar US, l’indexation sur l’or n’est (était) qu’une des possibilités

    Il y a d’autres solutions que de revenir au moyen-âge (époque à laquelle, soit dit en passant, existaient déjà les contrats à terme).

  6. Si les banques gagnent trop d’argent et le redistribuent à leurs tradeurs, c’est qu’elles facturent trop cher à leurs clients. Il n’y a pas assez de concurrence sur certains segments de marché, les marges sont trop importantes. A ce stade, si prise de risque il y a via les bonus, faudra mettre un paquet de fonds propres…
    Bref, la finance, c’est le secteur dont la qualité des produits est généralement pauvre. Le secteur de l’aéronautique avec les mêmes erreurs ne volerait pas loin…la finance si, et avec l’argent des autres, gains ou pertes.

  7. Le capital humain est le seul avantage competitif d’une banque d’investissement. Attirer les meilleurs pour generer le plus de profit ( et donc pouvoir attirer les meilleurs) est le seul business plan. Sortir de cette dynamique est suicidaire. Certain dirigeants, dont la carriere est plus politique que liee au sort de leur banque, ont fait ce choix (surtout en france, bizarre…), d’autres non. Lesquels ont raison, question interressante.

  8. Pour rebondir sur les propos de jean-jacques goldman sachs, sachez que la très grande majorité des habitants de la planète sont en mode sous-productif au plus haut niveau. Ils ne créent finalement aucune richesse, et il faut des milliers d’individus pour arriver à être aussi productif qu’un seul trader performant. Il faudrait donc arrêtre de dire n’ importe quoi. Un ouvrier de l’ automobile par exemple, ne rapporte rien à lui seul. Et c’ est pour cette raison qu’ il est payé en conséquence.

  9. Tout le monde peut faire du trading… et tout le monde peut jouer au Casino.
    Que fait un trader à part spéculer avec le fric des autres ?
    Quelle richesse peut-il bien créer qui meriterait son bonus exorbitant ?
    Pourquoi gagne-t-il 10 à 100 fois plus qu’un chirurgien qui sauve des vies ?
    Pourquoi n’est-il pas condammé à vie aux travaux forcés pour rembourser le pognon qu’il a perdu ?

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