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Bonus : en hausse chez UBS, en baisse chez JP Morgan

Il fut une époque où les employés des banques européennes étaient payés une misère en comparaison des banques de Wall Street. Cette période est révolue.

Les banquiers de chez UBS ont reçu leur bonus il y a une dizaine de jours et ils avaient toutes les raisons de se réjouir. John Costas, directeur exécutif chez UBS, a annoncé au cours d’une conférence que le niveau des bonus chez UBS serait à mi-chemin de celui versé par des banques comme Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Citigroup et JP Morgan.

Barclays Capital et BNP Paribas paieraient mieux également. Inversement, le mot d’ordre chez JPMorgan et Citigroup, a été clairement de se montrer parcimonieux.

Gary Goldstein, PDG du cabinet de recrutement Whitney Group, affirme que cette année les bonus des différentes banques devraient s’équilibrer : Il existait des écarts considérables entre les banques d’affaires américaines versant un premium supérieur à ceux des banques commerciales. Ça ne se voit plus.

L’écart se réduit entre les banques américaines et européennes , explique Deborah Rivera, Présidente et PDG du Succession Group. C’est un processus en cours.

UBS a refusé de commenter les propos de John Costas. Cependant, un directeur général de la banque a affirmé que les bonus étaient élevés : Ce n’est pas une question de générosité. Nous réalisons en moyenne des profits équivalents à ceux des plus grandes sociétés de Wall Street et nous distribuons des bonus en conséquence.

La Banque Suisse passe à l’attaque, indique Gene Shen, vice-Président de Options Group. Ils occupent actuellement une position dominante et ont embauché quelques nouveaux talents.

Parmi ces embauches, Ian Pereira, l’un des banquiers seniors spécialisé en technologie de Morgan Stanley, a rejoint la banque en juin dernier. Chris Hagstrom, qui travaillait à la Société Générale, a rejoint la banque en avril dernier afin de s’occuper des US equity swaps pour les hedge funds. En 2004, UBS était classé 9ème pour ses marchés américains en fusions et acquisitions, selon Thomson Financial. La Banque Suisse occupait la huitième place en matière d’émissions pour l’Equity Capital Market et 9ème en matière d’émission pour le Debt Capital Market, selon Dealogic.

Selon John Costas, le prestige de la banque lui a permis d’embaucher sans offrir de garantie de bonus. L’année dernière, la banque n’aurait selon lui offert des garanties qu’à 9% des employés. Cette année, le chiffre serait de 2%.

En novembre dernier, Clive Standish, directeur financier chez UBS, a annoncé que la banque effectuait l’une de ses meilleures années en terme de profits. Ces résultats contrastent avec ceux de JP Morgan, dont les profits en banque d’affaires n’ont augmenté que de 5% l’année dernière, suite à de faibles résultats de trading.

Les recruteurs mettent en garde : JP Morgan est prête à laisser partir quelques bons éléments une fois que ses bonus considérés comme décevants seront versés. De nombreuses personnes sont mal à l’aise ici , explique un recruteur. Dimon le Président et COO de JP Morgan envoie un message fort : c’est un climat de réduction des coûts et si vous n’êtes pas satisfait, il vous trouvera un remplaçant. Les chasseurs de têtes seront alors à l’affût.

JP Morgan s’est refusé à tout commentaire.

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