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5 bonnes raisons de se réorienter d’urgence vers la gestion d’actifs

La gestion d’actifs a le vent en poupe, pas la banque d’investissement

La gestion d’actifs a le vent en poupe, pas la banque d’investissement

La banque d’investissement n’a pas d’avenir et les banquiers d’investissement trentenaires n’ont pas le moral. « Les gens sont déprimés, ils veulent aller voir ailleurs », nous confiait récemment un chasseur de têtes pour le compte de banques d’investissement. L’herbe est bien plus verte dans les pôles AM (asset management) des banques d’investissement. La période paraît donc propice pour quitter la banque et se tourner vers la gestion d’actifs. Si vous laissez passer votre chance, vous risquez de le regretter amèrement dans 20 ans. Si vous n’en êtes pas encore persuadé, voici quelques points qui finiront de vous convaincre.

1. Les banquiers les plus visionnaires ont déjà franchi le pas

Il était une fois Michele Faissola, alors directeur Monde des activités de Taux à la Deutsche Bank, qui vouait une véritable « passion aux produits dérivés ». Mais ça c’était avant, à la grande époque des taux et des produits dérivés. Alors que les taux et les (crédits) dérivés ne font plus frémir grand monde, Faissola est déjà passé à autre chose. Il a pris la tête en 2012 du pôle Gestion d’actifs et Gestion de Fortune de la Deutsche Bank. Il est ce que l’on appelle un précurseur.

2. Tout le monde promet un bel avenir aux professionnels de la gestion d’actifs

Comme nous l’avons récemment évoqué, James Gorman, CEO de Morgan Stanley, a prédit un grand avenir à la gestion d’actifs. Compte tenu du vieillissement de la population et de l’importance croissante de la classe moyenne, il prévoit une hausse de l’épargne et en conséquence un besoin en gestionnaires d’actifs, qui devront placer cet argent dans la perspective de leurs retraites. Pendant ce temps, à la Deutsche Bank, Faissola a annoncé que la gestion d’actifs – ayant atteint le seuil de 1.000 milliards d’euros d’actifs sous gestion – est aujourd’hui devenu une pierre angulaire de la banque, mais également « un moteur de croissance. » (sic)

3. On recrute à tour de bras

Deutsche Bank prévoit de recruter 300 personnes en gestion d’actifs à Londres à l’horizon 2020. Quant à JPMorgan, après avoir intégré 1.400 personnes supplémentaires dans son unité Asset Management l’an dernier, elle cherche actuellement à pourvoir 250 postes dans le monde dans ce secteur d’activité. Morgan Stanley serait également en plein recrutements : d’après plusieurs chasseurs de tête, la banque américaine a recruté environ 70 personnes en gestion d’actifs aux Etats-Unis depuis le début de l’année, parmi lesquelles plusieurs postes senior. La banque n’a pas souhaité commenter. De son côté BNP Paribas s’est fixé un objectif de 10% de hausse des revenus de ses activités de gestion d’actifs d’ici à 2016, et près de 170 postes sont actuellement à pourvoir dont 100 aux Etats-Unis.

4. Les salaires sont très convenables

Autrefois, les salariés des banques d’investissement étaient mieux payés que ceux de la gestion d’actifs. Mais les salaires en banque d’investissement sont en chute libre alors qu’ils affichent une hausse insolente en gestion d’actifs. En Europe, les cabinets de gestion d’actifs sont tenus de différer leurs bonus tout comme les banques d’investissement – hors dérogation en cas de montants relativement faibles, mais ils ne sont soumis à aucun plafonnement équivalant à un pourcentage de salaire. « Les banques sont confrontées à de nombreuses limitations en termes de salaires », indique Chris Mansfield, du cabinet de recrutement londonien Curtis-Murray. « C’est précisément pour sortir de cette spirale que les gens quittent la banque pour la gestion d’actifs. »

5. Les candidats au changement sont déjà nombreux

Si vous passez à la gestion d’actifs dans un futur proche, c’est a priori que vous n’en êtes pas à votre premier changement de poste (voir Faissola), mais vous suivez le mouvement. « Nous recevons beaucoup d’anciens de la banque d’investissement qui cherchent un job en gestion d’actifs » poursuit Mansfield. Mais cela n’a rien d’évident. « Il faut des compétences transférables. » ajoute-t-il. D’après son expérience, les gestionnaires d’actifs en Europe cherchent en particulier à booster leurs infrastructures et leurs équipes en charge de l’immobilier à mesure que les fonds de pension tendent à diversifier leurs portefeuilles. BNP Paribas semble, elle, largement concentrée sur le développement d’une offre enrichie pour les clients institutionnels (fonds de pension, assureurs…).

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