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Après les banquiers, les fund managers pointés du doigt

Il y a des études qui font froid dans le dos. Celle publiée par KPMG intitulée Beyond the Credit Crisis : the impact and lessons learnt for investment managers entre dans cette catégorie. On y apprend que 20 % des gestionnaires admettent n’avoir aucun spécialiste maison des instruments financiers complexes (1 sur 3 chez les institutionnels !). Alors que leur utilisation n’a cessé de se développer (57 % des gestionnaires traditionnels recourent à des produits dérivés, près de la moitié travaillent sur des produits type ABS et plus d’un tiers sur des CDO). L’effondrement du monétaire dynamique , spécialité française par excellence, illustre les effets d’une telle imprudence.

Réduire le phénomène à de la pure insouciance est toutefois un peu court. Christelle Planus, responsable ressources humaines chez Capital Fund Management, hedge fund basé à Paris et New York, explique que la situation du marché de l’emploi est difficile, les bons profils ne courent pas les rues . Cette société de gestion indépendante, dont l’effectif a doublé en quatre ans pour atteindre aujourd’hui 80 professionnels, a contourné l’obstacle en misant sur la formation et en maintenant un faible turnover. Une exception qui confirme la règle.

Les profils finance de marchés encore peu débauchés

Les fund managers ne peuvent plus se permettre d’avancer à l’aveugle, prévient Tom Brown, responsable Europe de la practice Investement Management chez KPMG. Transférer des professionnels expérimentés de la banque d’investissement [ndlr : structureurs, traders, contrôleurs des risques…] vers les sociétés de gestion fait partie des solutions.

Le contexte leur est en tout cas favorable : Jusqu’à maintenant, il leur était difficile d’être compétitif avec les banques sur la rémunération, mais avec les soucis qu’ont ces dernières, le vent tourne , analyse Xavier Logeais du cabinet de chasse NESS (New Executive Search Solution). Reste que les audacieux sont encore rares. Les sociétés de gestion, en plus d’avoir ralenti leur mouvement d’embauches, continuent de privilégier les profils traditionnels (commercial, gérant, opérations).

commentaires (1)

Comments
  1. Je suis tout à fait d’accord, même que ça ne décrit pas réellement le manque de compétence dans ce mileiu. Des gérants qui ne connaissent pas leurs produits, des embauches inexplicables, un nombre énorme de planqués. Ce que je vois me fait tomber de trés haut. A quand le grand ménage en asset …

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