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Emploi : Que se passe-t-il sur les places financières voisines ?

ROAD LIGHT

Cette semaine, on a pu constater que les effectifs dans les quatre grandes banques françaises avaient baissé en 2013, pour la deuxième année consécutive. De la même manière, les recrutements ont marqué le pas, à l’exception notable de Société Générale. Malgré tout, depuis septembre dernier les recruteurs français en finance retrouvent confiance et se persuadent que le vent tourne pour de bon. Vous n’êtes pas convaincu ou en avez marre d’attendre ? Pourquoi ne pas ouvrir vos perspectives en regardant ce qu’il se passe dans les places financières voisines. Ça tombe bien, l’actualité de l’emploi en finance à Genève, Luxembourg et Londres a été chargée cette semaine en chiffres et autres prévisions.  

Genève : + 5.000 emplois en 10 ans

On entend souvent que la crise et la remise en question du secret bancaire ont porté un coup dur au secteur bancaire suisse. Ce n’est pas complètement faux. Genève a perdu l’an dernier 1.000 emplois, selon le rapport annuel de Genève Place Financière rendu public ce matin. En 10 ans, le nombre des banques étrangères, principal employeur de la Place, a baissé de 25%. Néanmoins depuis 2005, le nombre de collaborateurs employés par ces établissements a bondi de 35%. Voilà en substance résumé le paradoxe genevois. Histoire d’une place financière qui a incontestablement souffert ces dernières années, mais qui a su aussi s’adapter. Au 9ème rang des Places financières globales, selon le dernier classement des Global Financial Centres (GFCI 15), Genève emploie aujourd’hui 35.200 personnes. C’est quelque 5.000 emplois de plus en 10 ans ! Les secteurs qui progressent et restent porteurs : les gérants indépendants (+66% de collaborateurs en 10 ans) et les banques privées genevoises (+18% d’employés), mais aussi dans une moindre mesure les fiduciaires et les banques régionales.

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Source : Fondation Genève Place Financière, rapport d’activité 2013

Luxembourg : Menace sur 1.000 emplois dans le secteur financier

Il y a un an, l’ancien gouvernement luxembourgeois annonçait le passage à l’échange automatique d’informations fiscales et, de fait, l’abandon progressif du secret bancaire. Pour la première fois, une étude cette semaine révèle l’impact potentiel de cette décision : une perte de 15 mds € d’actifs et jusqu’à 2.000 emplois dont la moitié dans le secteur financier, selon le service luxembourgeois de la statistique (Statec). L’association des banques et banquiers, Luxembourg (ABBL) souligne de son côté qu’aucune évaluation des répercussions positives de la mesure n’a été réalisée, et rappelait récemment que les banques s’y préparent déjà activement depuis 2009. D’ailleurs depuis cette date, les avoirs sous gestion en banque privée restent constants autour de 300 milliards d’euros. Sur le terrain, l’emploi dans la place financière n’a cessé de progresser (certes doucement) chaque année depuis 2009. Environ 2.000 emplois supplémentaires ont même été créés sur cette période. Cette hausse profite surtout aux sociétés de gestion, au détriment des banques, comme le montre le graphique ci-dessous.

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Source : CSSF, Commission de surveillance du secteur financier.
(PSF = professionnels du secteur financier)

La place ne semble pas perdre de son attractivité, comme le montre l’arrivée au Grand-duché fin 2013 de China Construction Bank, deuxième groupe bancaire chinois, pour y installer son siège européen. Placée au 12e au rang des places financières mondiales, elle gagne même une place par rapport au dernier classement GFCI. Les recruteurs continuent d’observer un fort développement des family offices et de l’ingénierie fiscale. Le cabinet Robert Walters reste confiant, s’attendant cette année à une demande toujours soutenue de profils comptables, risques, juridiques et fiscalistes.

Londres : La reprise se confirme, mais la prudence reste de mise

À la fin du deuxième trimestre, l’industrie financière britannique devrait avoir gagné 26.000 nouveaux emplois en un an, selon les prévisions publiées lundi par la Confédération de l’industrie britannique (CBI), équivalent de notre Medef, et réalisée par PwC Financial Services. Ce qui porterait le total du marché financier britannique à 1,16 millions d’emplois, soit encore 58.000 jobs en moins qu’à la fin 2008.

Autre bémol, les recrutements semblent être à nouveau portés par le besoin de se conformer aux réglementations et aux nouvelles stratégies plutôt qu’à une demande accrue de services, contrairement au dernier trimestre. Autrement dit, les établissements financiers continuent d’être extrêmement vigilants à la gestion de leurs coûts. Les spécialistes du risque et de la conformité mais aussi les experts en conduite du changement devront, eux, continuer à trouver sans mal un emploi.

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Source : CBI / PwC Financial Services

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