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L’Asie recherche des banquiers locaux – mais les expatriés devraient être à nouveau bien accueillis prochainement

Les salaires et les primes pouvaient être économisés pour des choses plus importantes, comme une retraite anticipée.

Aujourd’hui, les indemnités tendent à se limiter à de modestes compensations pour le logement. De toute façon, les banques qui embauchent encore en Asie choisissent de plus en plus des gens ayant une nationalité asiatique, qui reviennent de Wall Street et de Londres.

Stephen McAlinden, directeur associé du cabinet de recrutement Eban à Hong-Kong, confirme l’existence d’une assez forte demande de cadres pour des clients en Corée du Sud, en Chine ou à Taiwan.

La grande majorité de ces postes concerne des gens parlant le mandarin ou le coréen .

Les chasseurs de tête expliquent que, comme pour d’autres places financières dans le monde, le marché de l’emploi est plus porteur pour l’activité obligataire et l’activité des produits dérivés comparés à d’autres secteurs.

Parmi les banques réputées pour avoir mis en place des équipes importantes en Asie, on trouve la Deutsche Bank, Goldman Sachs et UBS Warburg, selon les chasseurs de tête. L’un d’entre eux ajoute que le CSFB a subi des pertes d’effectif ces derniers mois au bénéfice de ses concurrents, mais qu’à long terme, la société est toujours bien positionnée.

Harry O’Neill, du cabinet Whitney Group, explique que les demandes des recruteurs sont très précises: Pour la plupart, ils recherchent le cadre idéal, un banquier né en Asie, qui a étudié aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, avec une expérience des marchés occidentaux, et qui veut revenir au pays.

Les offres d’emploi diffusées par annonce le confirment. Le mois passé, les banques ont diffusé des annonces pour toute sorte de postes, du vendeur de produits structurés basé à Taiwan, au trader en produits dérivés sur taux d’intérêt et devises asiatiques. Les candidats doivent parler couramment les langues locales.

Malheureusement, peu de candidats remplissent tous les critères. Cette recherche du mouton à 5 pattes crée une pénurie de talents. Les chasseurs de tête qui travaillent pour l’Asie du Nord souligne qu’il y a en particulier une demande croissante pour des experts en produits dérivés. Les traders, les responsables marketing et spécialistes en produits structurés sont tous en nombre insuffisant.

Les traders en actions et obligations sont également recherchés.

Mark Jones, qui dirige le cabinet de recrutement Pelham Search Pacific, explique que le faible nombre de personnes compétentes pour gérer des affaires en Corée, Chine et Taiwan entraîne un turnover important, en particulier dans le secteur des produits structurés.

Selon lui, il est rare que quelqu’un reste en poste plus d’un an avant d’être courtisé par un concurrent.

À court terme, le SRAS et les projets nucléaires de la Corée du Nord ont réduit le nombre d’embauches. Ranjan Marwah, président du cabinet Executive Access, souligne que le recrutement en Corée a nettement ralenti au cours des dix derniers mois.

Pour un pays qui embauchait massivement auparavant, il y a désormais peu de postes à pourvoir , ajoute-t-il.

O’Neill explique que le SRAS a dissuadé les gens de venir travailler à Hong-Kong: Personne ne veut venir ici en ce moment. Nous sommes des parias dans la région.

Cependant, les cabinets de recrutement confirment qu’une fois que les marchés seront repartis, le recrutement de cadres non asiatiques devrait s’intensifier.

Ils ne peuvent pas continuer à attendre le candidat idéal note O’Neill. Les experts en produits structurés de Londres et de Wall Street pourront de nouveau trouver du travail, même s’ils ne maîtrisent pas les langues de la région.

Jonathan Bell, chasseur de tête pour Shepherd Little à Londres, est d’accord. L’Europe est plus en avance pour les produits dérivés. L’Asie du Nord est légèrement derrière, mais la demande pour les produits complexes est forte. A partir de l’an prochain, les recruteurs seront de plus en plus ouverts aux experts en produits structurés qui ont une expérience en Europe.

Leur salaire est le même quelque soit le pays en Asie. Les cabinets de recrutement précisent qu’un vice-président peut gagner entre 348 000 € et 435 000 € au total avec les indemnités; pour un directeur, le salaire oscille entre 696 000 € et 783 000 €. Un PDG est souvent payé plus de 870 000 €.

Comme la majorité de ces postes est basée à Hong-Kong, où l’impôt sur le revenu est de 15%, ces salaires sont d’autant plus intéressants.

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