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Les fonds d’investissement adaptent leur politique RH à la conjoncture

D’après une récente étude réalisée par le bureau d’études britannique Preqin auprès de 56 fonds de private equity globaux (capital investissement, LBO, capital risque), 38 % d’entre eux ont déjà gelé leurs salaires et 22 % envisagent de le faire à horizon plus ou moins éloigné. Ce gel des rémunérations concerne les gérants les plus expérimentés plutôt que les juniors. Cela s’explique par le fait que pour motiver les jeunes financiers à rester dans une industrie atone ces derniers mois, mieux vaut leur laisser une rémunération attractive, car ils sont souvent moins intéressés aux performances du fonds via le carried interest comme c’est le cas pour les associés , explique Tim Friedman, porte-parole de Preqin.

Encore faut-il que, pour les associés en question, les performances suivent : si près de la moitié des fonds ont augmenté leurs bonus (en moyenne de 21 %) en 2009, l’autre moitié les ont réduits drastiquement (de 40 % en moyenne) sur la même période.

Licenciements limités

L’an dernier, 14 % des fonds de capital investissement ont réduit leurs effectifs, tandis que 12 % réfléchissent actuellement à cette possibilité, souligne l’étude. Si seule une minorité envisage des licenciements, c’est notamment parce que les équipes en place, déjà fortement mobilisées pour gérer les portefeuilles de participations en difficulté (apport de nouveaux fonds, rééchelonnement de dette), vont vraisemblablement avoir du pain sur la planche dans les mois qui viennent. Les fonds d’investissement ont peu investi l’an dernier et vont bien être obligés d’injecter des capitaux. Au niveau mondial, il reste 600 milliards de dollars à investir, rappelle Johan Brucale, directeur senior chez Michael Page. Avant les fonds avaient une vision large cap. À présent, ils s’adaptent : il faut bien qu’ils investissent pour demain.

En attendant la réouverture du marché des introductions en Bourse (IPO) et des grosses opérations à effet de levier (LBO), les principaux bénéficiaires pourraient donc être les entreprises de taille moyenne (mid cap), dont 10 % ne trouvent pas de repreneurs dans l’Hexagone. Johan Brucale pointe d’ailleurs le besoin en compétences dans les directions financières de ces entreprises afin de gérer au mieux ces nouveaux investisseurs incontournables que seront les fonds d’investissement.

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