☰ Menu eFinancialCareers

Les films, vidéos, bouquins… sur la finance que vous avez (peut-être) ratés en 2013

SEANCE_RATTRAPAGE

Vous avez été (très) occupé au travail cette année, et votre curiosité culturelle n’a pas été rassasiée. Voici un récap de ce que vous avez pu manquer en 2013… Evidemment, on parle – ici et encore – de finance ! Séance de rattrapage.

 

  • À (RE)VOIR :

 

Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese : vous ne l’avez pas encore manqué puisqu’il sort en salles le 25 décembre. Le film est inspiré des mémoires de Jordan Belfort, incarné ici par Léonardo DiCaprio – ce trader américain condamné à 22 mois de prison à la fin des années 1990 pour détournement de fonds via sa société de courtage Stratton Oakmont. Le scandale leva le voile sur la corruption à Wall Street et les usages débridés de l’alcool, des drogues, des femmes de certains jeunes traders insouciants… Pour jouer une scène où son personnage rentre en rampant chez lui sous l’effet des quaaludes, un sédatif-hypnotique puissant, Di Caprio s’est inspiré d’une vidéo virale sur Internet de l’homme le plus saoul du monde. Des scènes mythiques en perspective !

 

 

Comment j’ai détesté les Maths d’Olivier Peyon, sorti fin novembre 2013. Matière redoutée, sacrée car si puissante dans notre monde actuel, les mathématiques sont ici disséquées pour mieux être dégustées. Les mathématiciens les plus célèbres prennent des allures de vrais personnages de cinéma. Parmi eux, George Papanicolaou, professeur grec de mathématiques financières enseignant à Stanford et qui a formé les plus grands traders, et Jim Simons, mathématicien mais surtout fondateur du hedge fund Renaissance Technologies : les deux visages d’une finance moderne qui se cherche encore.

 

 

Blue Jasmine de Woody Allen, sorti en septembre 2013. C’est surtout l’histoire de Jasmine (Kate Blanchett), une riche femme new-yorkaise au foyer qui perd ses repères, après que Hal, son homme d’affaires de mari (Alec Baldwin), finit ruiné et emprisonné suite à des escroqueries financières à la Bernard Madoff. De là, Jasmine part pour une nouvelle vie à San Francisco rejoindre sa sœur Ginger, mère divorcée avec deux enfants, elle aussi flouée par le financier véreux.

 

 

Une Histoire d’amour d’Hélène Fillières, sorti début 2013 en France, en Suisse et au Luxembourg notamment. Le film relate la tragique liaison sadomasochiste entre le banquier français Edouard Stern (Benoît Poelvoorde), retrouvé mort en 2005 dans son appartement genevois, et sa maîtresse (Laetitia Casta), qui sera condamné à huit ans et demi de prison.

 

 

  • À (RE)LIRE :

Catégorie Romans :

En bande organisée de Flore Vasseur : l’auteur de Comment j’ai liquidé le siècle s’essaye à un genre nouveau, une sorte de polar politico-médiatico-financier qui met en scène 7 anciens d’HEC quarantenaires, de bons représentants de « l’élite française ». L’un d’eux, communicant au sein de la banque “Folman Pachs”, est chargé de dissimuler un scandale financier qui menace d’éclater… Regard critique sur cette génération qui s’apprête à prendre le flambeau du pouvoir dans une zone euro désenchantée. Le tout, dans un décor très réaliste du monde post-septembre 2011.

6 – Marchés financiers, le soulèvement des machines de « Sniper » Un court  thriller engagé, qui se lit d’une traite, écrit par un opérateur de marché travaillant pour Crédit Suisse au New York Stock Exchange – un certain « Sniper ». À la nuance près que ce dernier est installé à Mahwah, une banlieue endormie du New Jersey, à 50 km de Wall Street, centre névralgique du trading à haute fréquence aux Etats-Unis.

Lundi Noir de Dominique Dyens. Un roman relatant l’histoire de Paul Deshoulières, 55 ans, gestionnaire de fortune, devenu impuissant des suites d’une opération. Le riche financier perd les pédales : s’en suivent un délit d’initiés et la recherche de son premier amour, qui débouche sur d’étonnantes révélations.

Catégorie Essais :

Là, nous vous renvoyons sur un article récent très complet sur les essais sur la finance publiés cette année. Tous les auteurs incontournables de 2013 y sont : de Nassim Taleb à Robert Shiller, en passant par Alan Greenspan et Jean-Michel Naulot, côté français.

Seul ajout peut-être à cette liste : L’illusion financière de Gaël Giraud. L’ouvrage au sous-titre  « Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire » a été publié fin 2012, mais est revenu dans l’actualité en cette fin d’année après s’être vu attribué le Prix lycéen du livre d’économie 2013 début décembre. Économiste-mathématicien et jésuite, Gaël Giraud revient assez classiquement sur la crise de 2007-2008, et dénonce l’inefficience des marchés. C’est surtout dans ses propositions que l’auteur est original : il propose de considérer la liquidité comme un bien commun, confiant le crédit à la seule banque centrale, l’hyperinflation ne constituant pas un risque majeur, alors que la priorité devrait être selon lui d’organiser la transition écologique.

Catégorie Enquêtes :

Krach Machine – Comment les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la Bourse de Frédéric Lelièvre et François Pilet. Éditions Calmann-Levy.

Une enquête rigoureuse et captivante de deux journalistes financiers suisses qui nous emmène de New York à Amsterdam en passant par Paris et le désert de Santa Fe dans les coulisses du trading à haute fréquence.

 

  • À (RE)MATER SUR INTERNET :

« Cher Crédit mutuel, Lettre ouverte à ma banque » de Kenny Martineau, un humoriste nantais « pas connu » qui a fait le buzz sur Internet en récoltant plus d’un million de vues sur sa vidéo en un mois ! Du coup, il vient de poster… une deuxième vidéo de remerciements à sa banque.

 

 

 

 

 

  • À (RE)ÉCOUTER :

« Je suis banquier », une chanson d’Emmanuel Weil, un « pianiste, poète, auteur compositeur interprète français », comme il se définit, lui-même, sur son site. Cette chanson de son second album « Sous les astres mouvants » fait la part belle aux clichés sur les banquiers « bling bling », avares, « blackberryophiles », et fumant de gros cigares… Bref, « une vie aux petits oignons », dit la chanson. À part ça, la mélodie est plutôt mignonne.

 

 

  • À VENIR :

 

Le film sur l’affaire Kerviel : Christophe Barratier, réalisateur des Choristes, va adapter au cinéma l’affaire Jérôme Kerviel. L’ex-trader sera interprété par Arthur Dupont, jeune comédien de 28 ans. Le tournage du film, qui s’appuie sur l’ouvrage écrit par Kerviel  « L’Engrenage : mémoire d’un trader », doit débuter en juin 2014, en région parisienne. Le long-métrage s’intitulera « Avis de tempête » et se concentrera sur le week-end des 18 et 19 janvier 2008, pendant lequel Jérôme Kerviel fut convoqué au siège de la Société Générale à la Défense avant d’être licencié.

 

iBanker, ancien banquier d’investissement reconverti en conseiller financier pour des fonds souverains et family-offices, bloggeur et chroniqueur régulier sur notre site anglais, va sortir son premier roman semi-autobiographique début 2014. Il projette également de réaliser un court-métrage A Lucky Guy, censé dévoiler le vrai visage de la banque d’investissement.  

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici