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La City obtient ce qu’elle veut (ou presque) : un gouvernement Tories-Lib Dems

Ils n’ont pas l’euro, qui, malgré l’actu brûlante n’a pas fait la Une des médias britannique ce matin. A la place, les Britanniques ont expérimenté le vide politique, provoqué par les élections de jeudi dernier.

Multiples rebondissements sur 5 jours

Au grand dam de la City, les conservateurs n’ont pas obtenu une majorité suffisante pour gouverner seuls. Une situation de hung parliament – une première en 36 ans – qui les a obligé à composer avec les Liberal Democrats, troisième parti du pays, réputé souvent plus proche du Labour.

Le principe d’un gouvernement de coalition, annoncé dans la soirée après la démission immédiate de Gordon Brown comme Premier ministre, a bien failli échouer.

Coup de théâtre en effet lundi soir, alors que l’industrie financière se faisait tant bien mal à l’idée de ce gouvernement Tories-Lib Dems, le Labour revenait dans la partie. En annonçant sa démission à la tête du parti travailliste, Gordon Brown, tenu responsable de l’échec du Labour aux élections, ouvrait la voix à des négociations entre les Lib Dems et son parti. Un revirement qui a été accueilli par une baisse de la livre et des contrats à terme sur les emprunts d’Etat. Mais dans l’après-midi les discussions bilatérales ont tourné court.

Un pis-aller

Aussi David Cameron, leader des conservateurs et vainqueur de ces élections, a bel et bien fait son entrée au 10 Downing Street. L’alliance avec Nick Clegg et les libéraux démocrates n’enchante pas les financiers. Un pis-aller alors que les travaillistes, au pouvoir depuis 13 ans, étaient bien en mesure de former un gouvernement lui aussi avec les Lib Dems.

“Si les conservateurs ne sont pas élus, je quitterai Londres, expliquait la semaine dernière un banquier junior sur notre site anglais, envisageant un départ pour Hong Kong. Les conservateurs peuvent paraître élitistes, mais au moins ils ont des politiques en faveur des entreprises et ne veulent pas modifier l’impôt. Les travaillistes comme les libéraux démocrates doivent prendre conscience que les bonus sont une nécessité pour que le contribuable britannique puisse récupérer son argent qui a permis de renflouer les banques”.

Les mesures des Lib Dems qui font peur à la City

Un rapide coup d’ceil aux différents programmes politiques permet de prendre la mesure du fossé qui sépare les Conservateurs des Lib Dems sur certains points. Ces derniers sont en effet devenus la bête noire de la City depuis qu’ils ont annoncé leur intention de limiter à 2,5K les bonus en cash, sans oublier la publication du nom des banquiers gagnant plus de 200K !

Si le marché de l’emploi de la City montre de vrais signes de rétablissement, avec la création de 14 000 nouveaux emplois prévus cette année, ce n’est toutefois la panacée. Une étude réalisée par IMAS Corporate Finance montre que le nombre de professionnels accrédités par la FSA au 1er trimestre 2010 est en baisse de 30% par rapport aux niveaux de 2009 et de 2008.

Quelque soit la capacité des 2 partis à gouverner de concert, personne n’a intérêt à tuer la poule aux ceufs d’or. La City rapporte quelques 26 milliards de livres sterling chaque année via l’impôt sur le revenu. C’est pourquoi “les banquiers de la City ne doivent pas trop vite se précipiter sur un aller simple vers Zurich”, conclut Geraint Anderson, auteur du best-seller Cityboy.



Version updatée mercredi 12 mai au matin.

commentaires (1)

Comments
  1. La City a toujours su traverser les épreuves, et contrairement aux Suisses qui ont abandonné sans combattre, la City ne se laissera pas longtemps démonter.

    Ils rebondiront tôt ou tard, ce n’est pas un problème.

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