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Chez Natixis, on ne verra pas la couleur des bonus avant mai

La lumière est au bout du tunnel pour Natixis. La filiale du groupe BPCE, créée juste avant la crise, renoue avec les bénéfices sur la seconde moitié de l’année, mais affiche une nouvelle perte sur l’année 2009 de 1,7 milliard d’euros. Une note salée que pourraient devoir payer ses banquiers, privés dans l’immédiat de leur bonus.

48 millions d’euros de bonus conditionnés au résultat du 1er trimestre

La banque a provisionné au total 98 millions d’euros pour les bonus. A l’instar des autres banques françaises, plus de 50% de l’enveloppe est différée, conditionnelle (soumise à malus) et indexée sur l’action de son cours. Autrement dit, 48 millions d’euros sont à verser en 2010 et 50 autres millions sont différés jusqu’en 2013.

La différence avec les autres établissements, et elle est de taille, réside dans le fait que la banque a conditionné la distribution des bonus supérieurs à 5.000 euros de l’ensemble des salariés de la banque d’affaires aux résultats du premier trimestre, qui seront annoncés le 12 mai. Les prochains résultats doivent être positifs, tout comme ceux des deux derniers trimestres 2009, pour que les bonus et autres primes soient effectivement versés.

De son côté, le président du directoire de BPCE et du conseil d’administration de BPCE, François Pérol, a indiqué qu’il ne percevrait pas de rémunération variable en 2010 au titre de 2009.

Les investment bankers de Natixis bien moins lotis que leurs confrères

48 millions, c’est un tout petit chiffre en comparaison avec SogGen (250 millions d’euros) et BNP Paribas (500 millions d’euros), mais qu’il faut mettre à la lumière :

1 – de leurs résultats : les revenus de la BFI s’établissent à 3,3 milliards d’euros, deux fois mois que chez SG et quatre fois moins que chez BNP.

2 – du nombre d’opérateurs de marché : soit 750 chez Natixis dont (375 en France) contre 2.600 chez SG et 4.000 chez BNP Paribas.

In fine, les opérateurs de marché de Natixis sont tout de même beaucoup moins bien lotis que leurs confrères, et de loin. S’il est bien versé, le bonus moyen en cash pour 2010 s’établit à 64K euros contre 96K chez SG et 125K chez BNP.

Le ratio rapportant les rémunérations totales de la BFI (fixes + variables) aux revenus de la division est également l’un des plus bas, pour ne pas dire le plus bas du marché, s’établissant à 24%. Mais individuellement, les 4.800 salariés de la BFI ne s’en sortiraient pas si mal. La rémunération moyenne atteint 162K euros par personne contre 172,5K chez euros contre 197K chez BNP.

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