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Faire bon usage de la candidature spontanée en banque-finance

Bien spécifique à la France, cette méthode ne se prête toutefois pas à tous les postes ni à tous les établissements.

Dans l’Hexagone, les candidatures spontanées représentent, tous secteurs confondus, 25-35 % du total des embauches, ce qui en fait le premier mode de recrutement. Le secteur de la banque et de la finance ne fait pas exception, avec seulement 20-30 % des offres externalisées vers les cabinets de recrutement, contre 80-90 % dans les pays anglo-saxons. Ce sont les candidats peu diplômés qui ont tendance à recourir à cette solution, les plus qualifiés étant plus facilement embauchés via les cabinets de recrutement, selon la revue Entreprises & Carrières. Cela est surtout vrai pour les candidats dotés de quelques années d’expérience. Le stage reste aujourd’hui pour les jeunes diplômés le meilleur moyen d’intégrer une entreprise. Les candidats plus seniors se reposeront, quant à eux, sur leur réseau relationnel.

Préparer le terrain

Il n’est jamais trop tôt pour repérer vos futurs interlocuteurs et baliser votre carrière. Après avoir acquis une expérience significative, il ne faut pas hésiter à envoyer directement aux cabinets de recrutement des candidatures spontanées , conseille Philippe Haustête, l’auteur du Guide des chasseurs de têtes et des cabinets de recrutement*. Ces derniers constituent en effet des banques de données internationales. Attention car les cabinets détestent les envois massifs. Il faut prendre le soin de qualifier la candidature : appeler le cabinet et identifier le consultant spécialiste métier. Depuis deux ou trois ans, ces derniers n’hésitent d’ailleurs plus à communiquer leur ligne directe , précise Philippe Haustête.
Les candidatures spontanées restent l’apanage des grands établissements car leur traitement suppose des moyens importants. Ainsi, pour développer leur partie réseau, certaines banques, à l’instar de Société Générale, n’hésitent plus à louer le Stade de France. Pour les métiers plus pointus, le cabinet de recrutement demeure incontournable. Le candidat n’a pas intérêt à dévoiler sa stratégie et doit marketer au mieux son image , explique Jérôme Remeur, associé chez Mac Allister, qui rappelle que le taux de succès d’une candidature spontanée demeure assez bas .

* Paru chez Pearson Village Mondial, en octobre 2007, 45 €.

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