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Un livre, une pièce, une chanson…Quand les banquiers inspirent les artistes

Affiche de la pièce de Théâtre "Chapitres de la Chute"

Affiche de la pièce de Théâtre "Chapitres de la Chute"

Depuis le déclenchement de la crise, la sphère financière n’a jamais autant été source d’inspiration pour les créateurs, quelle que soit leur discipline. Pour comprendre, ou ne serait-ce que pour parler  de notre monde, la finance est devenue une matière quasi obligée, parfois traitée avec une vraie intelligence, souvent caricaturée. Quatre illustrations actuelles de ces contradictions :  

Cinéma : Un docu qui s’intéresse aux maths en général et aux mathématiques financières en particulier

Comment j’ai détesté les Maths, en salle depuis mercredi, est le premier documentaire pour le cinéma d’Olivier Peyon, qui a travaillé plus de 3 ans sur ce projet. Le réalisateur a rencontré de nombreux mathématiciens avec pour objectif de montrer comment les maths – objet d’un grand désamour – dirigent le monde, de Google à Goldman Sachs, en passant par Apple. Parmi ces rencontres, on relèvera celle de George Papanicolaou, professeur grec de mathématiques financières enseignant à Stanford et qui a formé les plus grands traders. Il y a aussi d’intéressants échanges avec Jim Simons, mathématicien mais surtout fondateur du hedge fund Renaissance Technologies, qualifié une fois par le Wall Street Journal de meilleur trader du monde. L’homme âgé aujourd’hui de 75 ans a été entendu par le Sénat américain dans le cadre de l’enquête concernant la crise des subprimes. Le réalisateur rappelle que 70% des échanges boursiers se font désormais par des ordinateurs. Les maths pour le meilleur et pour le pire…

Théâtre : Pour raconter la saga des Lehman Brothers

Henry, Emanuel, Mayer sont trois frères juifs bavarois, les Lehman Brothers. « Chapitres de la chute », qui se joue jusqu’au 30 novembre au Théâtre du Rond Point à Paris (puis en tournée en province), retrace leur histoire et celle de leurs descendants. Une saga familiale mais aussi et surtout la création d’un empire, construit à partir d’un modeste magasin de coton, jusqu’à la chute de la banque d’investissement en 2008. La pièce écrite par l’auteur italien Stefano Massini est mise en scène par Arnaud Meunier. Elle se déroule en trois partie (3h30 avec entracte !) et prend la forme d’un conte quasi poétique, à cela près qu’elle s’inscrit dans une vérité à la fois humaine et historique de deux siècles de capitalisme américain.

images Chapitres de la chute

Scène de “Chapitres de la chute” au Théâtre du Rond-Point

Musique : « Je suis banquier dans un grand bureau, j’ai une vie aux petits oignons »

Si les banquiers pourront être séduits par la douceur de la mélodie de cette chanson du second album d’Emmanuel Weil intitulé « Sous les astres mouvants » (pas encore sorti), on doute cependant qu’ils fredonneront les paroles satiriques de cette balade. La caricature est telle qu’elle vaut cependant le détour. Le quotidien Les Echos, largement cité dans la chanson, ne s’est pas montré rancunier : « la rédaction, elle, apprécie cette nouvelle notoriété », a pu-t-on lire dans un récent édito.

Littérature : Un roman qui épingle les relations politico-financières

Après l’excellent « Comment j’ai liquidé le siècle », Flore Vasseur va plus loin dans la tentative de décryptage du monde financier, qu’elle définit comme une « fantastique bête de scène », une « matière romanesque par essence » selon ses mots. “En bande organisé”, son nouveau roman, « tente de comprendre la relation / collusion entre Finance et Politique, sous les applaudissements ou la sidération du “4ème pouvoir”, la presse, confie l’écrivain sur son blog. C’est aussi le portrait d’une génération – la mienne, la nôtre ? – trop bien élevée, qui est entrain de se glisser dans les chaussures à pompon de ses prédécesseurs sans rien questionner. Il y a un parfum de déprime, de colère et de révolte, et aussi j’espère des clés de lecture, un accès à ce qui se trame et se joue ». A vous d’en juger. En attendant, à la vue de son bureau – ci-dessous- on ne pourra pas dire que Flore Vasseur ne s’est donnée du mal à la tâche.

bureau de Flore Vasseur

Etat des lieux du bureau de Flore Vasseur pendant l’écriture de son roman

 

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