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L’ingrédient magique qui vous aidera à dégoter un job en finance

Le "story telling", ce qui fait la magie (ou non) d'une candidature

Le "story telling", ce qui fait la magie (ou non) d'une candidature

Lorsque vous êtes tranquillement assis à la maison en train de rédiger vos candidatures dans l’espoir qu’elles impressionnent les recruteurs et vous ouvrent ainsi de multiples opportunités, n’oubliez pas ceci : les recruteurs souffrent de fatigue aigüe face à la pléthore de CV qu’il leur faut consulter chaque jour. Ils regarderont votre candidature, mais seulement pendant quelques secondes. Votre CV serra un numéro parmi des dizaines, voire des centaines d’autres.

Dans ces circonstances, votre CV doit être bon. À quoi reconnaît-t-on une bonne candidature ? Une expérience pertinente et les qualifications requises pour un poste donné ? Ces points sont essentiels mais ne suffisent pas. Votre candidature doit être IN-TÉ-RÉ-SANTE. Et pour cela, il va falloir raconter une histoire qui a du sens, bref qui soit convaincante.

Le « story telling » pour les juniors

« Le problème avec les candidatures de jeunes diplômés à des postes en banque est que les recruteurs ont besoin aujourd’hui de comprendre leur motivation à travailler dans ce secteur », explique Natalie Nahum, une ancienne banquière d’investissement devenu coach en gestion de carrière dans le domaine de la finance.

« Le recruteur a besoin de voir que le jeune candidat a bien compris les différentes activités de la banque, et qu’il sait pourquoi il veut travailler dans tel ou tel domaine », ajoute cette consultante, qui assure que, pour ces candidats, le meilleur support pour raconter leur histoire est la lettre de motivation.

Le « story telling » pour les profils expérimentés

Les banquiers ne sont pas non plus très bons en story telling.

« J’ai vu des professionnels avec une expérience fantastique, mais en regardant leur CV j’ai été incapable de comprendre ce qu’ils avaient fait », explique Nicholas Mark Byron de City CV, un cabinet de conseil spécialisé dans la rédaction de CV à Londres.

En France, les candidats se contentent souvent de faire une liste des descriptions de poste qu’ils ont occupé, constate Xavier Guzman, en charge de l’activité IT Finance pour le cabinet de recrutement français Singer & Hamilton.

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La seule chose à retenir sur la lettre de motivation quand vous candidatez en finance

Pour ce consultant, la bonne candidature est celle qui va donner envie de rencontrer la personne. Pour cela, « je ne veux pas tout connaître de la vie professionnelle de l’individu. J’ai seulement besoin, à ce stade, de quelques éclairages qui permettent de donner une couleur au candidat. Il n’y a rien de pire que les candidats ‘passe-muraille’ ».

Les recruteurs ne veulent savoir de quoi vous avez été responsable, mais ce que vous avez fait où, quand, comment, avec qui, votre rôle exact (collaborateur, leader), et avec quels résultats au regard de quels objectifs fixés.

« Sur chacun de vos postes, vous devez être capable de raconter une histoire sur ce pourquoi vous avez été embauché et ce que vous avez réalisé », résume Nicholas Mark Byron.

Pour les banquiers seniors, le récit général du CV est extrêmement important, selon ce consultant : « Il faut penser le CV comme un recueil de nouvelles, qui met en évidence votre valeur ajoutée, ce que vous avez à offrir en particulier »

Pour autant, le CV doit rester factuel et concis, insiste Xavier Guzman, amateur des ‘bullet points’. En France, un « CV doit se tenir sur deux pages maximum. La qualité narrative se mesure surtout à trois éléments : missions, réalisations, contributions ».

Si votre histoire a convaincu, vous aurez la chance de la mettre en musique en entretien. Il y a deux principaux critères de réussite du story telling en entretien, selon Xavier Guzman : 1- démontrer votre capacité à transformer et à entrainer les équipes 2 – « convaincre sur la logique qui lie vos différentes histoires professionnelles et bien raconter les enchaînements, avec les aléas qui font aussi partie intégrante du récit ».

commentaires (2)

Comments
  1. « Le problème avec les candidatures de jeunes diplômés à des postes en banque est que les recruteurs ont besoin aujourd’hui de comprendre leur motivation à travailler dans ce secteur ».

    Il n’y a pourtant rien à comprendre. Les métiers de la banque sont très répétitifs. Le trading compris.
    Donc les motivations en tant que stimulation intellectuelle…Le jeune veut tout simplement travailler dans la banque pour le pognon. Pas fou !

  2. Quelques idées
    -Il est intéressant de constater que les présidents et directeurs généraux n’ont généralement pas suivi d’études en management, par désintérêt, conformisme, manque d’imagintion ou autre. Les managers bancaires n’ont généralement aucune culture ou connaissance managériale. Je me demande si l’aptitude à démontrer sa capacité à “transformer” et entraîner les équipes n’est pas une bonne épuisette à pervers narcissiques et à tritureurs d’humains.
    -La question de l’argent doit être évoquée à la fin des entretiens, par l’éventuel embaucheur, si on est arrivé devant cent autres candidats, afin de pouvoir éventuellement décliner l’offre, au bout d’un process de plusieurs semaines, ou mois. Pour une candidature en banque-finance, ça fait tout-de-même pitié. Ce devrait être la première question (en termes bancaires, temps-risque-rendement), surtout pour un métier de l’argent.

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