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Banques privées: De nouvelles opportunités d’emploi

D’après Piers Thynne, dirigeant du bureau d’études Gibson, Whittaker, Stevens et Thynne à Londres, la guerre en Irak a créé, au Moyen-Orient, un marché pour les banques privées européennes. Les clients de la région seraient moins enclins à traiter avec des banques américaines.

Simon Culliford, un des dirigeants de Private Banking Search International fait aussi ce constat, “le Moyen-Orient est un marché suffisamment porteur pour qu’il y ait des parts de marché à prendre aux banques américaines” explique-t-il. En toute logique, les candidats parlant arabe seraient privilégiés pour ces postes. Une récente offre d’emploi pour une banque européenne située à Dubaï confirme bien cette tendance. Le poste en question s’adresse à un banquier privé senior, pour un salaire de 150 000 dollars, en plus d’une prime de résultat pouvant atteindre 120% du salaire et d’indemnités d’expatriation.

Le marché de l’Europe de l’Est présente également de belles opportunités. Dudley Edmonds, l’un des dirigeants de Private Banking Executive Search, souligne que le dynamisme économique de la Russie en a fait un marché particulièrement porteur. Les jeunes banquiers russes bénéficiant d’une expérience occidentale et d’un bon carnet d’adresse clients ont été ainsi très recherchés.

D’autres exemples de marché émergent comprend ce poste de banquier basé à Genève de vice-président pour le marché brésilien.

Cette expansion concerne aussi des marchés plus petits d’Europe de l’Ouest tels que l’Espagne et la Grèce. Par exemple, ce mois-ci, une importante banque suisse recherchait pour Genève un banquier privé senior, entrepreneur pour s’occuper du marché grec.

UBS, qui possède l’une des plus importantes banques privées au monde, reste le plus gros recruteur en Europe, selon les chasseurs de tête. L’un d’entre eux affirme même qu’UBS prévoit de recruter encore 1500 banquiers privés dans le monde pour les années à venir.

En effet, alors que les profits du premier trimestre de la société ont chuté de 11% en 2003, ceux de sa division banque privée ont augmenté par rapport au dernier trimestre 2002. Cette unité a attiré 7,4 milliards de francs suisses de nouveaux actifs.

Julius Bauer, la plus importante des banques privées indépendantes suisses, vient d’obtenir une licence pour opérer en Italie, autre exemple de marché de plus en plus porteur.

Pour Christian Sulger Buel, consultant chez Sulger Buel &Co, une tendance favorable à la banque privée on-shore se dessinerait. “Les marchés locaux on-shore sont considérés comme présentant le meilleur potentiel de développement. De plus, inquiétées par le débat sur la régularisation de la fiscalité off-shore, les banques craignent de perdre des parts de marché si elles n’ont pas une présence on-shore.”
Dans l’avenir, comme l’affirme un directeur des Ressources humaines d’une grande banque suisse, il y aura probablement de nombreuses embauches en Europe du sud, là où le potentiel de croissance est le plus élevé.

La volatilité du secteur banque privée est illustrée par les chiffres publiés par Vontobel, une banque privée suisse, révélant qu’en 2002, alors que ses actifs chutaient en Suisse, en Allemagne, en France et en Italie, ils augmentaient de 400% dans le reste de l’Europe à l’exception du Royaume-Uni.

Selon Sulger Buel, la majorité des demandes exprimées sur les marchés concerne des apporteurs d’actifs, qui pourraient amener de nouveaux clients fortunés. Les banquiers privés très expérimentés seraient tout aussi sollicités.

Les recherches menées par Sulger & Co révèlent que 62% de l’ensemble des banques privées ont nommé un nouveau dirigeant dans les 18 mois précédant janvier 2003.

Dans l’ensemble, le marché de l’emploi de la banque privée demeure déprimé en particulier des centres importants comme la Suisse et Londres.

Nombre de sociétés dont Merrill Lynch ont opéré des licenciements massifs. En outre, un sondage réalisé par Sulger Buel & Co montre que les bonus ont baissé de 30 à 40% entre 2001 et 2002 pour la banque privée.

Un chasseur de tête a même déclaré qu’une banque privée suisse avait réduit le fixe de ses salariés de 45%.

En conséquence, les salaires varient énormément. A Londres, les vice-présidents peuvent gagner de 80 000 à 110 000 livres sterling; les directeurs perçoivent entre 90 000 et 150 000 livres et un directeur général peut espérer toucher entre 125 000 et 300 000 livres.

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