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Retour aux bénéfices chez SGCIB et… des bonus ?

Pas mal mais peut mieux faire. C’est en substance l’accueil qui a été réservé à la Société Générale à l’occasion de la publication de ses résultats ce matin. La banque rouge et noir, premier des établissements français à ouvrir le bal des résultats, a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net plus que doublé (+132%) mais inférieur aux attentes, à 426 millions d’euros, marqué par des provisions toujours élevées (communiqué).

Très bon trimestre pour la ligne-métier Actions

La Société Générale peut toutefois compter sur le retour aux bénéfices de ses activités de marché, avec un bénéfice de 133 millions d’euros. Un signe de sortie de crise alors que la BFI avait enregistré des pertes lors de quatre des cinq derniers trimestres. Et aussi le meilleur moyen de contrer les velléités de sa rivale BNP Paribas, qui selon (La Tribune), a étudié de près cet été un rapprochement avec la banque. BNP Paribas a un dossier sur la Générale qu’elle entretient régulièrement depuis plusieurs années , explique un proche de la banque au quotidien, elle le surveille comme le lait sur le feu .

La très bonne performance opérationnelle de la BFI est donc de bon augure. Elle se retrouve en particulier dans la ligne-métier Actions avec des revenus trimestriels en hausse de +53,9% sur un an, à 1.031 millions d’euros. L’expertise de SocGen sur les dérivés actions, une nouvelle fois saluée par le titre de meilleur établissement en dérivés actions décerné par The Risk Interdealer Rankings 2009, n’est pas démentie. Alors que les revenus de la ligne-métier Taux, Changes, Matières Premières (965 millions d’euros) sont en baisse après un premier semestre exceptionnelle, les métiers du Financement et Conseil réalisent une performance record (522 millions d’euros) grâce aux financements structurés.

Très forte attente

Les professionnels seront-ils récompensés pour ces bons résultats ? Il y a une très forte attente alors que les banques américaines ont annoncé des bonus records pour fin 2009. Il n’y a aucune communication en interne. On ne sait pas à quel point la direction subit la pression du gouvernement , confie un banquier qui parle sous couvert d’anonymat, avant d’ajouter : après deux ans de vache maigre, le risque pour la banque est énorme de perdre des collaborateurs .

Signe encourageant : les frais de gestion, largement composés de la masse salariale, sont en hausse de 31,7% sur un an, à 1030 millions d’euros. Pour retrouver un montant comparable, il faut remonter aux deux premiers trimestres 2007. Mais la partie n’est pas gagnée. L’intersyndicale, qui a appelé à la grève le 24 novembre, fait pression sur la direction afin qu’elle privilégie une hausse salariale plutôt que quelques gros bonus .

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