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Les 7 reconversions rêvées (et réussies) de banquiers

François Xavier Demaison dans Coluche

François Xavier Demaison dans Coluche

La reconversion est un serpent de mer dans la finance et le conseil. La crise aura eu pour effet collatéral de forcer de nombreux employés du secteur à passer à l’acte, générant une industrie de la reconversion, avec des consultants et des associations spécialisés comme Escape the City à Londres. Finalement, les expériences de ceux qui réussissent leur reconversion témoignent, outre d’une préparation patiente et minutieuse, d’une passion qui est parvenue à s’accomplir. Petite revue de 7 reconversions qui font rêver.

Rêve #1 : tenir un hôtel dans un paysage à couper le souffle

Rudolf Wötzel, ancien de Lehman Brothers, UBS et Deutsche Bank, aubergiste en Suisse

En 2007, au cours d’une randonnée entre Salzbourg et Nice, Rudolf Wötzel prend sa décision. Il écrit un livre, puis quitte Lehman Brothers, chez qui il dirigeait les activités de M&A dans les pays de langue allemande. Aujourd’hui, il vit à Klosters, près de Davos, où il tient une auberge de montagne, donne des conférences et continue d’écrire.

Rêve #2 : trouver la paix intérieure dans un monastère

Henry Quinson, ancien d’Indosuez, moine

Sciences-Po Paris, proche de Raymond Barre, début de carrière chez Indosuez dans les années 1980. Henry Quinson avait tout pour devenir un cadre dirigeant du secteur financier français. Mais en 1989, il entre au monastère de Tamié, en Savoie, noue des liens avec les moines de Tibhirine puis s’installe en 1997 dans une cité à Marseille. Henry Quinson n’est pas le seul à avoir quitté la finance pour la vie spirituelle : on citera Gaël Giraud, économiste, membre de la Compagnie de Jésus, ou à Wall Street, Hristo Mishkov, ancien broker devenu moine orthodoxe en Bulgarie, sans parler des innombrables anciens traders qui se convertissent au bouddhisme.

Rêve #3 : partir à l’aventure sur d’autres continents

Marcus Bleasdale, ancien trader chez ABN Amro et Bank of America, photojournaliste au Congo

À 29 ans, Marcus Bleasdale gagnait 500k livres sterling par an et possédait une Porsche et deux maisons. À 40 ans, il peut compter sur 60k livres sterling – les bonnes années – et vit en Norvège. Il n’a plus de voiture et ne possède qu’un petit appartement. En 1998, il a quitté son dernier poste de trader sur un coup de tête, a suivi une formation en photojournalisme, et couvre depuis les conflits les plus dangereux en Afrique et au Moyen-Orient.

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Rêve #4 : devenir artiste

François-Xavier Demaison, ancien fiscaliste, acteur et humoriste

Hésitant depuis toujours entre une carrière d’acteur et le conseil, ancien du cours Florent et de Science-Po Paris, François-Xavier Demaison assiste en 2001 depuis son bureau de Landwell & Associés aux attentats du World Trade Center. L’évènement le décide à revenir sur les planches. De 2002 à 2005, c’est l’habituelle galère des petites salles, mais il est rapidement remarqué par Samuel Le Bihan, Stéphane Bern puis Antoine de Caunes qui lui offre en 2008 le rôle de Coluche dans un biopic.

Rêve #5 : créer sa petite entreprise loin de Paris

Éric Cordelle, ancien manager de Jérôme Kerviel, producteur de Whisky

Polytechnicien, 15 ans à la Société Générale, une carrière brisée pour n’avoir pas su empêcher la plus importante fraude de trading de l’histoire, Éric Cordelle n’avait plus sa place dans le secteur. Pour rebondir, il a appliqué la recette de la reconversion entrepreneuriale. D’abord, trouver des fonds, ici probablement issus d’une négociation avec la Société Générale pour retirer sa plainte aux Prud’hommes. Puis surtout monter un business plan très précis, dans un secteur porteur et avec une passion véritable pour le métier. Ainsi eFinancialCareers révélait récemment que Cordelle avait créé discrètement fin 2012 une distillerie de whisky à Saint-Quay-Portrieux en Bretagne dont les premières bouteilles seront commercialisées en 2014. Tout le monde a le droit à une deuxième chance.

Rêve #6 : écrire des livres

Jordan Belfort, ancien courtier à New York, écrivain

Tout le monde a une deuxième chance, et c’est en prison que Jordan Belfort a trouvé la sienne, en écrivant Le Loup de Wall Street. Après avoir fondé une société de courtage à 30 ans et connu la fortune grâce à des méthodes douteuses, le golden boy est tombé à la fin des années 1990 pour manipulation de cours. Le succès du livre et le chèque obtenu pour son adaptation par Martin Scorsese serviront avant tout à rembourser ses dettes suite à sa condamnation pour fraude.

Rêve #7 : s’engager dans une association ou en politique

Thierry Philipponnat, ancien d’UBS, BNP Paribas et Euronext, secrétaire général de Finance Watch

Thierry Philipponnat, après une carrière d’opérateur et de manager, est devenu la voix du « greenpeace » de la finance notamment à Bruxelles, appelant à une régulation très poussée du secteur financier. Étape indispensable de ce parcours : le passage par une autorité de marchés, Euronext, développant un regard d’ensemble sur le secteur. Engagement associatif très différent de l’engagement politique, propre aux revolving doors de certaines carrières, dont le champion semble aujourd’hui en France Emmanuel Macron, énarque, ancien de Rothschild & Cie et à 35 ans secrétaire général adjoint de l’Élysée.

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