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Nyse Euronext va licencier un quart de ses effectifs à Paris

Malgré une rentabilité nette de 16 % au troisième trimestre 2008, la Bourse paneuropéenne s’apprête à réduire ses effectifs parisiens d’un quart dans le cadre d’un projet de réorganisation. Annoncé en octobre 2008, ce projet de plan de licenciement qui vise 200 personnes sur 1 350 basées en Europe repose davantage sur des raisons structurelles que conjoncturelles, explique une porte-parole de Nyse Euronext à Paris. La fin du monopole des Bourses en novembre 2007 a fait apparaître en Europe des plateformes alternatives qui pratiquent des tarifs très agressifs, de type low cost. D’où la nécessité de réduire nos charges de structure pour nous adapter à cette nouvelle concurrence .

Sur les 360 emplois en France, 85 licenciements sont prévus, auxquels s’ajoute le transfert de 13 personnes vers les services généraux et de 11 autres vers Nyse Euronext Technology, une filiale informatique du groupe. En clair, toute la gestion informatique des transactions, considérée comme le cceur du métier, est délocalisée aux États-Unis pour des soucis de rentabilité et d’économie (Bakchich).

Paris va-t-elle rester une place boursière ?

À terme, ces suppressions d’emplois posent la question du maintien de Paris comme place boursière et celle du transfert de ses activités vers Londres ou Amsterdam. Le transfert des activités parisiennes de Nyse Euronext vers d’autres places n’est pas d’actualité, du fait de l’existence d’un certain nombre de transactions. Mais ce plan de licenciement n’est guère étonnant, Euronext Paris étant devenue l’une des places les moins actives en termes de développement depuis son rachat par Nyse , explique Romain Delacretaz, directeur de l’Institut de la Bourse, qui travaille régulièrement avec les grandes places de marché mondiales.

En dépit de la crise, les places de marché continuent pourtant d’offrir des opportunités d’embauche, notamment à l’étranger. Certains de nos étudiants partent sur Londres où les besoins sont bien réels sur les marchés des devises ou concernant le développement de nouveaux produits , conclut Romain Delacretaz.

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