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Banques et délocalisations font-elles bon ménage en temps de crise ?

Le phénomène de délocalisation dans les services est pour l’instant très limité en France, mais il est sans doute appelé à se développer, notamment dans le secteur bancaire et des assurances , relève Éric Labaye, directeur général de McKinsey France. La crise va-t-elle accélérer le processus ? Rien n’est moins sûr, les banques françaises étant prises entre deux feux. D’un côté, elles pourraient être tentées de délocaliser pour réduire leurs coûts, mais de l’autre, difficile d’imaginer qu’elles puissent bénéficier des deniers du plan de sauvetage de l’État si elles se mettent à délocaliser.

Et pour cause : délocalisation rime souvent avec suppression d’emplois. Axa, l’une des premières à avoir franchi le pas en 2006, en voulant délocaliser 1500 emplois au Maroc, en a fait l’amère expérience en rencontrant une résistance farouche des syndicats. Depuis, les principales intéressées préfèrent parler d’externalisation ou de pratiques offshore.

Opportunités d’expatriation

Sur les 100 premières institutions financières mondiales, un tiers y ont recours, selon le dernier Offshoring Report du cabinet Deloitte. Si à l’origine les délocalisations concernaient surtout les fonctions administratives, back-office et IT, force est de constater que la BFI est devenue aujourd’hui l’activité bancaire qui délocalise le plus (10 % des salariés en moyenne), devant la banque commerciale et l’assurance (5 %), relève le rapport de Deloitte. En Inde, un centre off-shore baptisé Office Tiger s’est même spécialisé dans la BFI.

Les banquiers candidats à l’expatriation peuvent prétendre à des fonctions d’encadrement. Ils travaillent généralement deux ans sur place avant de passer la main aux locaux et revenir auréolés d’une expérience de management à l’international. Mais les places demeurent limitées, d’autant plus que les centres off-shore ne sont pas épargnés par la crise. Sans oublier que toutes les fonctions ne se délocalisent pas. La fiscalité, par exemple, ne s’offshore pas, constate Jean-Marc François, managing director chez BearingPoint et spécialiste des organisations multi-pays et du offshoring. On imagine mal en effet un fiscaliste connaître la fiscalité de 20 pays différents .

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