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Fixed Income : CACIB veut augmenter les effectifs front-office de 15 %

Hier, le Crédit Agricole était le premier groupe bancaire français à publier un plan stratégique post-Bâle 3, et ça s’est ressenti. La banque verte, qui a beaucoup souffert en bourse, dit vouloir faire mieux-concrètement augmenter son produit net bancaire de 25 % en quatre ans-mais joue safe, trop au goût des analystes qui jugent les ambitions de développement trop modestes (Reuters).

La BFI, parent pauvre du plan stratégique de Crédit Agricole

L’objectif affiché : devenir la référence en Europe de la Banque universelle de proximité. Le groupe ne renonce pas à la banque de financement et d’investissement (CACIB) et ne prévoit pas non plus d’alliance à l’instar de ce qu’elle a fait avec Société Générale dans la gestion d’actifs en créant Amundi. Il lui confère un rôle limité.

Aujourd’hui, notre BFI représente 15 % des revenus du groupe Crédit Agricole et 28 % de ceux de Casa. La banque de proximité reste le pilier principal, avec 61 % des revenus du groupe. En 2014, l’équilibre des métiers sera le même , insiste le directeur général du groupe Jean-Paul Chifflet dans une interview aux
Echos.

Elle se démarque ainsi clairement du modèle des banques universelles de marché pour qui la BFI représente la majorité de leurs revenus. En Europe, c’est le cas de RBS, Deutsche Bank et Barclays, pour lesquelles l’activité de BFI représente en moyenne 55% de leur PNB. En fait, la banque verte se distingue même des 10 premières banques européennes, où ce chiffre atteint une moyenne de 34 %.

Priorité au Fixed Income

Concrètement, à l’horizon 2014, CASA vise un PNB d’environ 7 milliards pour sa BFI, et un profit net de 1,8 milliard. En 2010, ils étaient respectivement de 5,7 milliards et 1,5 milliard, hors activités en cours d’arrêt. Bref, du quasi statu quo ou presque. Dans le même temps, la banque souhaite faire baisser le coefficient d’exploitation au-dessous des 60%, soit une baisse de plus de 6 points par rapport à 2010.

Cela ne pourra se faire sans une optimisation des dispositifs et une maîtrise des ressources. Quid des activités qui seront les plus concernées.

La banque assure vouloir capitaliser sur ses forces : financement de projets, financement aéronautique, syndication de crédits… Sur les financements structurés, CACIB parle d’élargir et renforcer son offre de conseil, sans donner plus de précision.

La surprise vient de son ambition dans le fixed income : la banque souhaite renforcer les équipes de front-office de 15 % d’ici à 2014, et parallèlement adapter les profils sales notamment vers les produits de flux. Elle anticipe une hausse de 40 % des revenus dans ses activités.

Départ de Guy Laffineur, remplacé par Thomas Gadenne

Guy Laffineur, le patron de l’activité fixed income chez CA CIB, quitte ses fonctions. Il est remplacé par Thomas Gadenne, directeur financier et membre du comité de direction de CA CIB depuis 2006. D’autres nominations clés ont été annoncées dans la foulée. Olivier Toussaint, Directeur général de Crédit Agricole Leasing & Factoring depuis 2009, est nommé responsable Coverage & Investment Banking.

Côté actions, l’objectif est de développer les activités ECM et M&A sur des secteurs précis (ressources naturelles, TMT, agro-alimentaire) et de poursuivre le reprofilage des dérivés actions.

Au-delà, dans les activités de private banking, la banque mentionne une croissance de 20% des commerciaux, principalement sur les zones et secteurs de croissance (Asie, Amérique latine, Moyen-Orient, entrepreneurs et groupes familiaux). Pour Amundi, des investissements sélectifs sont évoqués dans les équipes de gestion et les forces commerciales notamment à l’international.

commentaires (3)

Comments
  1. TOUJOURS DES HOMMES RIEN QUE DES HOMMES CHEZ CALYON

  2. CALYON n’existe plus…Je ne comprends pas le commentaire de Lacroix…Pourriez vous être plus explicite pour être compris de tout le monde ? Si vous voulIez dire que tout n’est qu’affaire d’hommes et notamment de placement d’hommes des Caisses Régionales pour faire de l’International une Banque de Proximité…Oui vous avez raison. Chez Crédit Agricole peu importe vos compétences en BFI du moment que vous avez fait une belle carrière au fin fond de la Creuse. On attend toujours de comprendre les objectifs et les plans stratégiques de la nouvelle direction qui giclera elle même dans 2 ans. Pour l’instant c’est blabla blablablabla….Force est de constater que les salariés ont de plus en plus de mal à avoir un esprit d’entreprise chez CA CIB où il n’y a aucune visibilité à court, à moyen et long terme. Belle navigation à vue pour tout le monde. Et dans tout ça on propose aux séniors des bilans de compétences seconde de partie de carrière pour les 15-20 ans qu’ils leur restent à faire…encore faudrait-il avoir une vision de l’entreprise pour se projeter. Mais restons réaliste…cela doit être la même chose dans les autres banques françaises??

  3. Comment voulez vous qu’un petit bachelier comprenne quelquechose aux activités financières complexes et puisse avoir une quelconque stratégie pertinente….devinez de qui je parle

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