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Les « recrutements » de stagiaires privilégiés par le corporate finance

L'intérêt des étudiants pour le M&A n’a pas fléchi

L'intérêt des étudiants pour le M&A n’a pas fléchi

Club Finance Paris, l’inter-associations d’économie et de finance des Grandes Ecoles parisiennes, et www.ib-interview.com, ont organisé la semaine dernière au siège de NYSE Euronext un événement Corporate Finance M&A qui réunissait plusieurs banquiers seniors de grandes banques d’affaires de la place parisienne. La rencontre a permis aux intervenants d’échanger avec les nombreux étudiants en finance venus faire le déplacement. L’occasion de faire un état des lieux des besoins en juniors et stagiaires des principales banques d’investissement de la place…

« Côté étudiants, l’intérêt pour la banque d’affaires et en particulier le M&A n’a pas fléchi, bien au contraire », note Ferdinand Petra, ancien banquier M&A et Financement chez Barclays et JPMorgan et fondateur du site ib-interview.com dont l’objectif est de préparer aux entretiens en banque d’affaires. Il faut dire que les juniors ont mieux résisté que les aînés aux charrettes de licenciements. « Entre 2009 et 2012, les effectifs IBD d’une banque d’investissement en Europe sont passés de 700 à environ 400 personnes. Parmi les principaux concernés figuraient des banquiers seniors, la banque ayant fait le choix de continuer à recruter des juniors, y compris dans les années difficiles », relève un des banquiers présent.

Conséquence : les recrutements de juniors se poursuivent bon an mal an. « L’été prochain, nous avons prévu de recruter 10 à 12 analystes, soit un chiffre comparable à celui de 2012, avance un autre banquier parisien. L’objectif de recrutement est maintenu stable malgré un léger ralentissement de l’activité au cours des derniers mois avec l’objectif de sans cesse prospecter de nouveaux marchés et développer de nouveaux services ».

Vivier de futures embauches

Ce qui n’empêche pas les étudiants de galérer sérieusement. « Depuis plus de 18 mois, les craintes des étudiants et jeunes diplômés sont de plus en plus nombreuses quant a savoir s’ils pourront débuter leurs carrières en Investment Banking. Au détour des discussions à l’issue des événements du CFP, on entend les étudiants repousser leurs diplômabilités (en poursuivant leurs études par exemple). Ils se réservent ainsi la possibilité de multiplier les stages à défaut d’avoir d’offres CDI, rappelle Guillaume Bonnet, président du Club Finance Paris. Les autres, après avoir déjà cumulé parfois jusqu’à 4 stages dans des institutions de premier plan, doivent bon gré mal gré se lancer. C’est dans ce contexte incertain que les VIE ou le “Transaction Services” chez les Big Four ainsi que les boutiques de corporate finance sont pris d’assaut par ces diplômés cumulant diplômes et stages prestigieux ».

En attendant, les banquiers invités ont été unanimes pour dire que leur principale source de recrutement était constituée par leur vivier de stagiaires. « L’essentiel de nos recrutements s’effectue parmi nos stagiaires », confirme un banquier qui évalue à 60% la part des stagiaires dans les recrutements effectués par l’une des toutes premières banques françaises dans le domaine du conseil en fusion acquisition. D’autres ont évoqué le chiffre de 70% voire plus encore. Car certaines années, il arrive même que ce soit quasiment tous les recrutements qui soient effectués auprès de stagiaires. « En 2011, malgré une participation active aux campus events, près de 100% des recrutements ont été effectués auprès d’anciens stagiaires », note un banquier.

De l’avis des participants, effectuer un stage dans une banque d’affaires demeure la “voie royale” pour s’y faire embaucher. Et nul besoin de postuler uniquement à l’occasion de spring ou de summer internships. « Nous accueillons des stagiaires M&A tout au long de l’année », ajoute un banquier spécialisé dans le financement d’acquisitions. « Pour des étudiants préparés suffisamment tôt dans leur parcours de Grande Ecole, le Graal du stage en Investment Banking est tout à fait atteignable et la transformation en CDI n’est pas un vain mot », conclut Ferdinand Petra.

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