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Des centaines d’emplois menacés chez SGCIB

La Société générale va bien, a insisté le directeur général délégué de la banque, Jean-François Sammarcelli, sur BFM ce matin, assurant que sa banque était extrêmement solide. Tout cela, sur fond de rumeurs d’une possible dégradation de la note de crédit de trois banques françaises par Moody’s (BNP P ; CA et SG) et d’une hypothétique intervention de l’Etat (Les Echos).

Plan d’économies

La banque noire et rouge publiait cependant ce matin sur son site un communiqué annonçant une modification de son plan stratégique et un plan d’économies.

La banque révèle qu’une réduction significative d’effectifs (est) en cours dans certains pays et annonce une réduction de 5% de la base de coûts en banque de financement et d’investissement.

Rien de très étonnant lorsque l’on constate que les coûts augmentent plus vite que les revenus. La hausse des revenus de la BFI au premier semestre est de 6% sur un an contre une augmentation de 11% pour ses frais de gestion sur cette période, du fait notamment des nombreux recrutements réalisés l’an passé. SGCIB a procédé à 2228 recrutements en 2010 dont un quart en France.

Début août lors de l’annonce des résultats trimestriels, il n’était pas question de supprimer des emplois, mais plutôt d’un gel partiel des embauches, les coûts ayant déjà marqué une baisse de près de 12% au second trimestre par rapport au précédent trimestre, traduisant les premiers effets des mesures de réduction de coûts engagés.

Dégradation sérieuse du contexte

Depuis, la situation s’est dégradée, en bourse particulièrement. Société Générale a enregistré la semaine passée la plus forte baisse de l’indice SBF 120, avec un plongeon de 21,3% en cinq séances. La banque recule ainsi de plus de 58% depuis juillet et atteint ses plus bas niveaux historiques, encore plus bas qu’au plus fort de la crise de 2008-2009.

Aussi, dès vendredi dernier, Next Finance titrait sur les suppressions d’emplois chez SGCIB. Avec un rythme de quarante licenciements mensuels entre juillet et août, essentiellement en banque de financement et d’investissement contre une quinzaine habituellement, la Société Générale sans le communiquer, semble imiter ses concurrents qui ont massivement réduit leurs effectifs depuis trois mois, pouvait-on lire en introduction de l’article. Parmi les activités visées, figure le département des fusions et acquisitions dirigée par Thierry d’Argent, selon les informations recueillies par le site Internet.

Flou sur le nombre de postes affectés par les suppressions d’emplois

Au-delà des rumeurs, la question aujourd’hui, c’est combien d’emplois seront véritablement touchés et où. Or la banque reste plutôt flou à ce sujet. Si l’on applique grossièrement la règle des 5% d’économies sur les coûts générés par le personnel, soit près de 12000 employés par la BFI dans le monde, on obtient une suppression d’environ 600 postes.

Disons qu’une fourchette entre 500 et 750 emplois peut être évoqué, nous a confié sous couvert d’anonymat un analyste parisien spécialisé dans le secteur bancaire, pour qui les coupes concerneront surtout les activités de trading en dollars et donc les Etats-Unis.

La banque rejette ces calculs faussés, selon elle, par le fait que des redéploiements d’effectifs seront privilégiés au sein du groupe. Les équipes les plus affectées par cette adaptation des équipes seront les financements structurés (avions, shipping, immobilier commercial) et les activités de leverage finance aux Etats-unis.

Les partenaires sociaux rencontraient ce matin la DRH du groupe et avaient rendez-vous avec Frédéric Oudéa ensuite à 11h pour faire le point.

commentaires (3)

Comments
  1. pourquoi ne pas dire concrètement à quelle sauce on sera mangé? … C le moins que l’on puisse demander; ça serait bien que l’on nous parle de temps en temps comme à des adultes

  2. c’est normal ils sont mauvaaaaaaaaaaissss ; j’arrête pas de vous le dire depuis 3 ans pffffffffff

  3. et les services back office alors qui sont des services sans valeur ajoutée et déficitaire – alors que les commerciaux peuvent quand même être utiles , faudrait penser à y dégraisser les planqués bourrés d’avantage qui sont payés à ne rien faire hormis conserver leurs petits avantages payés par le contribuable.

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