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La taxation des bonus va t-elle précipiter le retour des expatriés de la City ?

L’hypothèse de la mise en place, par le gouvernement britannique, d’un “super impôt” sur les bonus des banquiers va t-elle favoriser le retour des expatriés français vers Paris ? Il y a quelques mois, la question se posait déjà avec la mise en place aux Etats-Unis d’un impôt confiscatoire visant les bonus accordés aux salariés des groupes ayant reçu des aides publiques. A l’époque, certains recruteurs reconnaissaient un regain d’intérêt de la destination Paris. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous n’avons pas constaté un flux important de candidats revenants sur Paris. Il est rare que des banquiers expatriés à la City reviennent uniquement pour des raisons d’imposition ou parce que le marché est baissier. Ils savent de toute façon que le marché londonien repart plus vite et que les rémunérations y demeurent supérieures. Sans oublier le coût de la vie, aujourd’hui moins élevé à Londres, explique Jérôme Hacquard, associé chez le cabinet de chasseurs de têtes Singer & Hamilton. Lorsqu’ils rentrent, c’est plutôt pour des raisons personnelles ou par choix de vie. Pour ceux qui avaient en tête de rentrer, la taxation des bonus peut certes être un élément qui vient s’ajouter à une réflexion globale, et favoriser ainsi le passage à l’acte“.

La fin d’une époque ?

Pourtant, l’impact sur le turnover d’une diminution des bonus est bien réel. C’est le cas par exemple chez Royal Bank of Scotland (RBS) qui, désormais contrôlée à 84% par l’Etat, pourrait se voir dans l’obligation de réduire drastiquement ses bonus. Des sources indiquent que la banque aurait perdu depuis le début de l’année plus 1.000 banquiers seniors dans sa division BFI (times.co.uk).

Dernier exemple en date, celui de Fiona Paulus, l’une des banquières vedettes de RBS, qui va rejoindre la Société Générale (reuters.com). “Elle a bien été recrutée par une banque française, mais elle reste basée à Londres“, nous fait remarquer un recruteur parisien. D’ailleurs, la SocGen lui aurait offert un bonus garanti de plusieurs millions de livres sterling. Impensable dans l’Hexagone suite à l’arrêté pris sur les bonus. Mais à la City, de telles pratiques pourraient bientôt être de l’histoire ancienne. Selon la BBC, un tel impôt pourrait viser non seulement les banques britanniques, mais aussi les banques étrangères installées à Londres.

commentaires (3)

Comments
  1. Attendez… De quoi on parle ? D’une “hypothese” qui ne sera jamais mise en place car elle rapporterait bien peu financierement en fait ! Le bienfait de taxer les gros bonus aurait un effet benefique plus populiste que financier.

    Autre point. Qu’on rajoute une tranche d’impot sur le revenu a 40% au dessus de 100k, qu’on taxe les bonus (on parlerait de taxer uniquement les bonus de plus de 300k, ce qui ne represente pas tant de monde que ca), les bonus a poste et performaces egales seront, net apres taxes, toujours bien inferieur a Paris!

    Ainsi, il est bien dit dans l’article que le retour a Paris se fait pour des raisons personelles, amis et familles. En rien pour des raisons financieres et de carrieres, Paris n’est malheureusement plus “the place to be”. Sans parler des retours involontaires suite a perte d’emploi, des demissions pour raison de bonus trop taxes ne doivent pas courrir les rues!

    Les Francais rentrent en France pour prendre un job mal paye (70k euros) et sans bonus (ou symbollique) pour venir se la couler douce 35h et 10 semaines de vacances, passer du temps avec madame et le nouveau ne…

  2. Je sais que l’article a été rédigé par la collegue de Sarah Butcher à Paris, mais moi, ce que je ne comprends pas pourquoi on essaie de comparer toujours la place de Londres et de Paris. Je pense qu’elles ne jouent pas sur le meme terrain ( jobs, puissance, réputation….). Please arretez de parler de la place financière de Londres et en plus parler de Paris La Défense, là ou la vie est trèèèèèèèèèèèès agréable.

  3. Bobysson :
    Gardez en tête que la famille passe avant le travail pour l’immense majorité de la population non seulement Française et Britannique, mais mondiale. Vérifiez ceci sur le World Value Survey. Ce n’est donc pas un aveu de faiblesse de caractère que de “passer du temps avec Madame et le nouveau né” : c’est juste une preuve de normalité.
    Votre mode de pensée est marginal, assumez-le.

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