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UBS : 1.500 emplois supprimés + 1 ?

1.500 emplois supprimés d’ici à la fin de l’année et un patron sur la sellette : tels sont les problématiques RH du moment chez UBS…

La question est sur toutes les lèvres depuis quelques jours : Marcel Ospel, le banquier le plus puissant de Suisse, et aussi le mieux payé (26,6 millions de francs suisses en 2006, soit 15,6 millions d’euros), va-t-il perdre son job de président de l’UBS à cause de la crise des subprimes ?

La première banque suisse avait annoncé début octobre que cette crise, qui a été mal évaluée par ses services, allait aboutir à des pertes au 3ème trimestre, ainsi qu’à la suppression de 1.500 emplois dans son secteur banque d’investissement. Ces emplois seront supprimés avant la fin de l’année, a confirmé ensuite Marcel Rohner, le nouveau directeur général (CEO) de la banque, qui a pris ses fonctions début juillet, après l’éviction de Peter Wuffli.

Le week-end dernier, le journal dominical suisse NZZ Am Sonntag a ouvertement évoqué le départ de Marcel Ospel, qui serait lâché par son conseil d’administration, effaré par le montant des provisions que la banque a dû prendre pour compenser les pertes entraînées par la crise financière estivale.

Lundi, la banque a formellement démenti le départ de son président, alors que les patrons de Citigroup et de Merrill Lynch ont déjà dû rendre leur tablier. La banque a vraiment failli dans ses obligations de base, comme le contrôle des risques en s’engageant autant dans les subprimes , a déclaré l’expert du secteur bancaire Hans Geiger, de l’université de Zurich.

Une nouvelle provision à l’horizon

L’UBS a déjà provisionné 4,2 milliards de francs suisses à cause du subprime au 3ème trimestre, et a laissé entendre qu’une nouvelle provision serait nécessaire au 4ème trimestre. Si celle-ci s’élève à 10 milliards de francs suisses, Marcel Ospel serait contraint de quitter son poste, selon la presse Suisse. En attendant, l’action UBS ne cesse de dégringoler à la Bourse suisse. Depuis le début de l’année, elle a perdu 26%, passant sous le seuil des 55 francs suisses.

Le scénario qui se dessine est un spin-off, soit la cession du secteur banque d’investissement, et le recentrage sur la gestion de fortune. Jusqu’à présent, la banque a toujours défendu son modèle double, mais de l’avis de nombreux spécialistes, un spin-off pourrait propulser l’action à 100 francs suisses.

commentaires (4)

Comments
  1. A quoi sert donc un conseil d’administration qui ne serait qu’effaré par les conséquences des décisions de gestion entérinées sous son mandat ?
    Si l’idéal de pertinence et de qualité des règles de gouvernance est une chimère qui ne dupe plus, la mauvaise foi (sur un pari perdu) ou l’inconséquence (compterait-on davantage ses jetons plutôt que de réfléchir à la pertinence et à la sagesse de ses choix ?) restent une source intarrissable d’amertume et de dépit.

  2. Crise du subprime, les agences de rating devant les tribunaux?

  3. Sans vouloir être désagréable, les banques vont-elles enfin comprendre qu’à placer des ingénieurs ou autres mathématiciens à des positions décisionnelles en equity investment au lieu d’y placer des économistes, ça créé tout simplement des mouvements spéculatifs, et en général sur des activités completement vides de fondements économiques basiques (pérennité, structure de la dette,…).
    Ce qui est effarant dans le subprime, réside dans le fait que les créanciers soient devenus les porteurs de la dette, que seuls les banquiers étaient les créanciers de subprime et enfin que personne n’ait su évaluer le montant des positions.

  4. Ce qu’il faut, c’est un economiste pour palabrer sur les resultats du mathematicien…

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