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La City perdra encore 13.000 emplois l’année prochaine (le fond sera touché en 2014)

Storm clouds over British banks

Storm clouds over British banks

L’industrie financière britannique a beaucoup souffert, mais le pire serait encore à venir, selon le Centre for Economics and Business Research (CEBR). Le centre d’analyse britannique a même dû revoir à la baisse ses estimations délivrées il y a 6 mois, au vu d’un contexte manifestement détérioré, en témoigne l’annonce récente des 10.000 suppressions d’emplois chez UBS dans le monde.

La City ne devrait plus compter 256.000 jobs en 2013 mais seulement 237.000 selon les révisions des estimations du CEBR, publiées hier. 2014 marquera encore un léger déclin avec 256.000 emplois anticipés, le niveau le plus bas jamais atteint depuis 1993. Entre 2007 et 2014, le nombre d’emplois de la City aura ainsi chuté d’un tiers (33%).

Londres ou la fin d’un eldorado pour les banquiers français

Ces prévisions ne semblent pas étonner outre mesure les chasseurs français. « Dans la période actuelle il faut arrêter de croire au mirage londonien. Ici ou là-bas, tous les acteurs ont tendance à limiter  leurs recrutements externes. La priorité est donnée à la révision des dispositifs dans un contexte où les nouvelles réglementations conduisent à des changements de business models », témoigne Philippe Weber, Senior Client Partner au sein du cabinet de chasse Korn/Ferry International.

À la nuance près que Londres grâce à sa profondeur de marché continue d’offrir malgré tout certaines opportunités. Des recrutements ponctuels sont toujours d’actualité, liés généralement à des départs ou la mise en place de stratégies opportunistes de la part d’acteurs qui profitent de la période pour investir sur des talents. Encore faut-il être « bon et être immédiatement capable démontrer sa valeur ajoutée », relève Philippe Weber.

« Londres ou New York ne sont plus les temples financiers qu’ils étaient », commente un consultant senior français du cabinet de l’Executive Search Watson Ford, basé à New York. Et de rappeler que beaucoup de banques mettent un frein au développement de certaines activités, quand elles ne s’y retirent pas entièrement, comme semble vouloir le faire UBS dans le fixed income par exemple. « Sans oublier les transferts d’équipes, à l’instar de Deutsche Bank qui souhaite ramener une partie de ses équipes londoniennes à Francfort, ou encore une partie de son staff new-yorkais en Floride pour abaisser ses coûts », relève ce chasseur.

Quelques poches de recrutement subsistent

Ce durcissement du marché de l’emploi s’explique par une baisse des activités dans de nombreux secteurs. Du trading sur les actions au M&A, en passant par le trading sur les changes et les dérivés (deux secteurs d’ailleurs jusque-là préservés), les volumes sont en berne, relève le CEBR. Seuls secteurs à tirer encore leur épingle du jeu : le private equity et les fusions-acquisitions dans le secteur des technologies.

D’un point de vue sectoriel, « seul le côté buy-side, en particulier les hedge funds, et dans une moindre mesure l’asset management et le private equity peuvent fournir des pistes d’emplois à des banquiers français en recherche d’emplois », témoigne le consultant de Watson Ford. Certaines petites structures, plus flexibles, et des petites banques, notamment russes ou canadiennes, peuvent tirer avantage des difficultés rencontrées par les grandes banques et recruter ».

L’embellie n’est pas à prévoir avant 2015. Plus qu’un rebond, le CEBR anticipe une douce remontée du nombre d’emplois entre 2015 et 2017 pour atteindre 240,600 emplois à ce terme.

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