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Le point sur les news à la mi-journée : Il va falloir cesser de s’habituer aux spectaculaires plans de recrutements des banques françaises

Everyone wants a front office  banking job

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Les professionnels de la BFI ne sont plus les seuls à trembler. À deux jours du début de la publication des résultats des banques françaises – BNP Paribas mercredi en éclaireur – tous les regards sont cette fois tournés vers les activités de banque de détail, jugées « sous pression » (L’Agefi).

Bâle III et crise financière obligent, la priorité a été donnée très clairement en 2011 par les banques universelles à leur réseau, qui continuait à  recruter quasi sans compter, principalement pour des raisons liées à sa pyramide des âges. Aussi, ce secteur semblait bel et bien faire figure d’activité refuge pour les banquiers. Mauvaise pioche.

Le durcissement de la crise économique a contrarié les plans des banques françaises, qui ont dû faire avec des revenus en stagnation voire en baisse lors du deuxième trimestre de cette année. Et les voyants rouges se multiplient : stabilisation du volume des prêts, prévision de croissance économique faible pour les deux prochaines années…

Les analystes ne donnent pas chers des prochains résultats des réseaux des établissements hexagonaux. Surtout, ils anticipent de nécessaires coupes budgétaires. Pour Credit Suisse, une diminution de 10% de la taille du réseau de BNP Paribas, de Société générale et de Crédit agricole, soit la fermeture de 1.700 agences, pourrait ainsi doper le résultat avant impôt de ces divisions de 9% (Boursier.com).

Les banques ont eu tendance à ralentir les recrutements ces dernières années. Le palmarès du Figaro management et emplois indiquait 15.420 embauches réalisées en 2010 dans le secteur contre un peu plus de 13.000 prévues en 2013 (sans inclure SG qui s’est abstenue de donner ses prévisions). BNP Paribas, elle vise 1.500 postes à pourvoir l’an prochain, presque trois fois moins qu’en 2011.

Néanmoins, ce mouvement de réduction des plans de recrutements pourrait s’accélérer. Des coupes pourraient parallèlement même être envisagées, sans parler des hausses de salaires verrouillées, à l’exception peut-être de certaines fonctions supports dans les directions financières (risques, conformité).

Car cette activité est aussi très coûteuse par nature. Dans ce contexte, le remplacement des départs à la retraire se fait moins pressant, aussi pour des raisons de modernisation et d’investissements technologiques. Ce qui n’est pas pour déplaire aux profils IT. Les profils commerciaux semblent encore relativement préservés quoique le niveau d’embauches soit affecté par une baisse du turnover.

Le cabinet de recrutement Robert Walters n’aura cependant pas attendu les résultats des banques françaises pour pronostiquer une chute de 20% des embauches dans le retail banking, cette année.

Pendant ce temps :

Rapport Gallois : 22 mesures pour 30 milliards d’euros (NouvelObs)

L’enquête sur le blanchiment d’argent divise par deux les bénéfices d’HSBC (BFMTV)

Docteur Fitch & Mister Marc : le portrait de Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de la troisième agence de notation (JDD)

Standard and Poor’s condamnée pour notation “trompeuse” (La Tribune)

Les gérants peuvent enfin exercer à nouveau leur métier : la sélection de valeurs en fonction du profil des sociétés et de leur environnement (Les Echos)

Réforme bancaire : la scission se précise (L’Agefi)

Le secteur financier compte pour 10% du PIB suisse et occupe 5,1% de la main-d’œuvre totale : est-ce trop ? (Le Temps)

Le supérieur de la “baleine de Londres” poursuivi par JPMorgan (NewsBanques)

Pourquoi Dexia pourrait coûter cher à l’Etat belge ? (RTBF)

Dexia : ne nous trompons pas de coupables ! (Contrepoints)

Tikehau IM : succès français dans la gestion de dette (Les Echos)

Alan Johnson, spécialiste des rémunérations à Wall Street, reste convaincu que les bonus seront en hausse cette année de 0 à 10% par rapport à 2011 (Wall Street Journal)

31 associés de Goldman Sachs (dont 14 en Europe) ont quitté la banque depuis février (Bloomberg)

Pour un ancien banquier d’UBS, le classique cercle vicieux de la banque d’investissement refait surface : “Banks hack away at their stubborn cost base, but the more they cut, the more revenue they lose, which means they have to cut even deeper” (FT)

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