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7% des quants sont des femmes, et celles-ci sont statistiquement moins heureuses que leurs confrères

Si vous êtes quant et que vous êtes une femme, il y a de fortes chances que vous soyez a) peu entourée par d’autres femmes ; b) pas spécialement contente de votre sort.

Ce sont en tout cas les conclusions d’une étude réalisée par P&D Quant recruitment, un cabinet de recrutement londonien spécialisé sur cette population de financiers. Sur un échantillon de 600 quants basés à la City, seuls 43 sont des femmes.

Ces dernières apparaissent comme clairement moins épanouies que leurs confrères. Ainsi, 11% des quants à la City se déclarent very unhappy contre 7% de réponses similaires du côté des hommes. Seulement 2% d’entre elles se qualifient de very happy alors qu’ils sont 7% chez les hommes à donner cette réponse.

Elles détestent encore plus la programmation que les hommes

Dominic Connor, directeur de P&D, tente une explication : il y a le sexisme que l’on ne peut nier, mais je crois qu’à compétences égales, aujourd’hui une femme a en réalité plus de chance d’obtenir un job qu’un homme du fait de la montée en puissance des problématiques de diversité.

La vraie explication serait donc plutôt à chercher ailleurs : les femmes sont moins susceptibles d’avoir des compétences informatiques et aussi plus à mêmes de détester la programmation que les hommes.Or cette tâche représente généralement 60% du temps d’un quant.

Selon ce consultant, les femmes affichent des diplômes et des sujets d’étude de moindre qualité comparativement à leurs collègues masculins. Et d’en déduire qu’ainsi elles ne décrochent pas les meilleurs postes. D’où leur potentielle frustration.

Dans d’autres études, nous avons découvert que les professionnels du trading algorithmique, ceux spécialisés dans la modélisation ou le trading en général étaient bien plus heureux que ceux exerçant en gestion des risques, relève Dominic Connor. Les plus insatisfaits étant les personnes travaillant sur la validation de modèles

Les chinoises font de l’ombre aux françaises

Enfin, l’étude nous apprend qu’il y a proportionnellement moins de femmes quants à Londres qu’ailleurs dans le monde. Sur un échantillon de 2,497 quants dans le monde, 8,3% sont des femmes. Elles sont 8,1% en France contre 7% à Londres.

Cela dit, l’échantillon pour la France est constitué de seulement 87 personnes. En revanche, les Français et Françaises interrogé(e)s dans le cadre de cette étude se comptent, eux, par centaines dans le monde. Les niveaux de rémunération pour les quants varient de 50-60% en moyenne entre Londres et Paris. Ce qui explique en partie pourquoi on ne les trouve pas beaucoup en France. Le cabinet de recrutement n’y a, par ailleurs, pas de présence.

Il n’empêche : les banques anglo-saxonnes adorent les candidat(e)s français(es) car ils/elles ont la réputation d’être très bons(nes) techniquement, assure Dominic Connor. Les quants françaises devraient toutefois surveiller leurs arrières, les quants chinoises feraient une percée dans les banques britanniques et américaines.

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