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Derniers bonus en baisse à Londres, et pourquoi les Français peuvent s’attendre au pire pour 2013

TrouNoirDollar

L’étude annuelle de l’Office des statistiques nationales britanniques (ONS) n’est pas porteuse de bonnes nouvelles.L’enveloppe des bonus payés dans l’industrie financière britannique a continué de baisser en 2011/12, soit d’environ 9% sur un an à 13 milliards de livres, s’éloignant ainsi toujours un peu plus du pic des années 2006 et 2007.

Une baisse du bonus moyen amortie cependant par les suppressions d’emplois

Ce chiffre place le bonus moyen par personne à 12.000 livres, soit 1.500 livres de moins que l’année précédente. Cette baisse de 11% reste, malgré tout, limitée notamment du fait des quelques 25.000 suppressions d’emplois dans le secteur sur un an. Un moyen pour les établissements financiers de maintenir le bonus moyen par personne et surtout de ne pas voir partir leurs talents.

Petit lot de consolation : malgré cette baisse, le secteur financier représente 36% de l’ensemble des bonus perçus en Grande-Bretagne, toutes industries confondues, alors que ses effectifs ne comptent que pour 4% de la totalité des employés de l’économie britannique.

Fin de la mythique « bonus season » ?

Autre enseignement de cette étude : la saisonnalité des paiements confirme la pratique des différés. Ainsi 31% des bonus ont été versés en dehors de la traditionnelle ‘bonus season‘, qui va de décembre à mars.

Ceci étant dit, l’industrie financière britannique ne semble pas encore tout à fait dans les clous de la réglementation européenne encadrant les bonus, selon laquelle la part différée doit concerner entre 40 à 60% du bonus.

Cuvée 2013 : les Français ont raison de se faire du souci

Quelle sera la tendance pour la prochaine cuvée 2012/13 ? Mauvaise, très certainement. Selon une étude du cabinet d’études britannique CEBR datant de mai dernier, l’enveloppe globale des bonus devrait se situer autour de 2,3 milliards de livres en 2012-2013, contre 4,4 milliards de livres pour 2011-2012 et 6,7 milliards l’année précédente (L’Agefi)

En France, les professionnels de la finance ont en outre trois raisons d’être particulièrement inquiets :

1 – Résultats en berne. Les revenus des banques de financement et d’investissement françaises sont au premier semestre 2012 en chute de 40% par rapport à l’an passé, le plus bas niveau jamais enregistré depuis 1997, selon une étude Dealogic publiée cet été.

2 – Des banques française « modèles ». Les établissements français sont particulièrement enclins à faire respecter la nouvelle réglementation sur les bonus et ont moins de scrupules à tailler dans le ‘bonus pool’ que leurs homologues anglo-saxons. Rappelez-vous : les bonus 2011 avaient été tout bonnement divisés par deux en un an (Les Echos).

3 – Une baisse limitée des effectifs. On l’a vu plus haut, la baisse des effectifs est une variable permettant de maintenir la taille de l’enveloppe des bonus. Or, en France, les suppressions d’emplois ont été relativement limités dans les BFI, et surtout la plupart des banquiers concernés par les plans sociaux quitteront leur établissement en cette fin d’année (étant ainsi toujours comptabilisé dans la masse salariale de 2012). Sans oublier qu’ils partiront avec une enveloppe pour certains bien fournie. Résultat : des bonus potentiellement un peu plus rognés.

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