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Les banques boudées par les étudiants en finance : une spécificité française ?

Universum - Top 50 des Employeurs les plus Attractifs au Monde en 2012 - logo

Spécialiste de la marque employeur, Universum publie pour la quatrième année consécutive son classement Top 50 des employeurs les plus attractifs au monde réalisé auprès de plus de 144 000 jeunes diplômés d’école de commerce, de management et d’ingénieurs issus de 12 pays (USA, Japon, Chine, France, Allemagne, Angleterre, Italie, Brésil, Espagne, Canada, Russie et Inde). Il s’agit d’une consolidation des enquêtes nationales, issues des classements des employeurs préférés des étudiants de ces 12 pays.

World’s Top 10 – Business

  1. Google (1)
  2. KPMG (2)
  3. Procter & Gamble (7)
  4. Microsoft (6)
  5. Deloitte (5)
  6. Ernst & Young (4)
  7. PwC (3)
  8. J.P. Morgan (9)
  9. The Coca-Cola Company (12)
  10. Goldman Sachs (10)

Source : Universum

Si Google reste le grand gagnant chez les étudiants issus des écoles de commerce et de management, KPMG conserve sa 2e place et Deloitte sa 5e place, devant PwC et Ernst & Young, respectivement 6e et 7e. Malgré la baisse de certains acteurs du secteur, la suprématie des Big Four n’est donc plus à prouver. Il faut dire que les quatre géants de l’audit continuent leur guerre des talents et se disputent toujours férocement les premières places du classement chez les étudiants des filières commerciales.

Le conseil en management conserve une attractivité mondiale auprès de ces mêmes étudiants, les grands cabinets de conseil en gestion des entreprises McKinsey & Company (14e), The Boston Consulting Group (17e) et Bain & Company ayant tous grimpé dans le classement. « Peu d’autres industries peuvent concurrencer le conseil quand il s’agit de la diversité des missions et des opportunités. Plusieurs des principaux dirigeants de la planète, ont commencé leurs carrières dans l’une de ces sociétés bien connues », explique Aurélie Robertet, Directrice France Universum.

Les banques dévissent… dans l’Hexagone

Quant aux banques, contrairement à ce que le contexte économique mondial aurait laissé penser, elles conservent leur attractivité de jadis auprès des futurs diplômés des business schools. On constate même une remontée fulgurante de HSBC, qui gagne 25 places tandis que d’autres banques comme J.P. Morgan (8e) et Goldman Sachs (10e) conservent leur position par rapport à 2011, de même que Morgan Stanley (19e) , BoA Merrill Lynch (22e), Deutsche Bank (23e), Citi (29e), Crédit Suisse (35e) et UBS (36e) qui se maintiennent dans le Top 50 à quelques places près.

Par contre, aucune banque française ne figure dans ce classement international. Mais comment s’en étonner dès lors que les étudiants français eux-mêmes semblent bouder les banques hexagonales – mais aussi étrangères – comme l’illustre parfaitement le dernier classement réalisé au printemps 2012 par Universum auprès de 31 000 étudiants des grandes écoles et universités françaises. Toutes les banques y dévissent de façon structurelle : Groupe Crédit Agricole perd 17 points, Société Générale 13 points, Morgan Stanley 11 points, BNP Paribas 8 points, HSBC, Goldman Sachs et JP Morgan 4 points chacune.

Mais d’où vient donc ce désamour pour les banques d’investissement ? Rémunérations en baisse, dégradation de l’image des banques, difficulté de concilier vie professionnelle et personnelle sont autant d’éléments qui font fuir les jeunes, alors que les moins de 30 ans étaient encore massivement recrutés en 2011, selon une enquête réalisée cet été par eFinancialCareers.

Exception culturelle française ?

Il est vrai que le fait que des traders français soient régulièrement impliqués dans des affaires judiciaires ne suscite sans doute pas les vocations, pas plus que les documentaires à charge contre les banques dont raffolent les chaînes françaises, à l’instar de ce reportage sur Goldman Sachs récemment diffusé sur Arte.

Enfin, signe des temps : la Banque de France, absente l’an dernier du classement, fait son apparition… à la 54e place. Comme quoi débuter sa carrière dans une institution financière n’a pas que des inconvénients, loin s’en faut. C’est en tout cas la preuve qu’en ces temps difficiles, la sécurité de l’emploi demeure une forte composante de la marque employeur !

Autre piste à creuser : les nouvelles technologies, qui pourraient être une des clefs de la réconciliation des jeunes générations avec la finance. « En rendant le processus de recrutement plus interactif par exemple, les banques pourraient très rapidement redevenir attractives », explique James Bennett, directeur général d’eFinancialCareers.

commentaires (1)

Comments
  1. Pas étonnant, le secteur bancaire et financier français est le moins ouvert du monde. Un corporatisme encore dominé par les “vieux briscards” qui font la finance de papi, un management hiérarchique avec des managers à l’ancienne…. complètement dépassé.

    Si vous sortez d’une grande école, vous n’aurez aucune envie de travailler comme au 19è siècle. D’autant plus que les métiers ne sont pas transversaux, choisir le secteur en France, c’est être condammé à terme. Si vou y tenez vraiment, tentez l’aventure à Londres pour le fun avant de faire autre chose.

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