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Une banque française pourrait être la cible du deuxième groupe bancaire chinois, devinez qui ?

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La China Construction Bank (CCB) a fait savoir aujourd’hui dans les colonnes du FT ce matin qu’elle souhaitait faire l’acquisition d’un établissement bancaire européen. Budget : environ 16 milliards de dollars. Les banques allemandes, britanniques et françaises sont dans la ligne de mire du patron du groupe chinois, Wang Hongzhang, cité par le quotidien.

La marque en rouge et noir dans la liste des potentielles reprises ?

CCB pourrait acquérir une banque entière, ou prendre 30% à 50% de son capital, ce qui lui permet de viser une banque avec une capitalisation boursière d’environ 30 milliards de dollars. Cette cible aura de préférence une « une forte dimension internationale » afin d’éviter un choc des cultures trop important.

« Parmi les banques françaises, seule SocGen pourrait répondre aux exigences et contraintes de la banque chinoise. BNP Paribas est trop cher. Les cas de Crédit Agricole et de Natixis sont exclus dans la mesure où elles sont contrôlées respectivement par les caisses régionales et la BPCE », analyse Christophe Nijdam, analyste chez AlphaValue.

Probabilité faible

Cela dit, pour des raisons principalement politiques, cet expert du secteur bancaire a dû mal a croire à un achat, même partiel, de la SocGen : « L’achat d’un établissement européen se fera nécessairement avec l’accord des autorités de tutelle, de la direction en place et le feu vert des politiques. Pas sûr que le gouvernement français lâche un fleuron bancaire français. »

En revanche, les banques partiellement nationalisées, comme la Royal Bank of Scotland (RBS) ou la Commerzbank allemande, pourraient être des proies faciles, avance ainsi le Financial Times.

Et HSBC France…?

« Reste une autre banque française pour qui le barrage des politiques pourrait se faire moins violent. Il s’agit d’HSBC France, ex-CCF pour qui l’Etat français avait, en son temps, donné son accord au moment du rachat par le groupe sino-britannique HSBC », relève Christophe Nijdam.

Dans l’hypothèse d’un rachat partiel de SocGen ou d’HSBC France, « le risque social serait en outre faible, et ce beaucoup plus que dans l’éventualité d’un rachat par une autre banque française ou européenne, du fait de l’absence de doublons. Cependant, le risque d’une fuite des soi-disant « cerveaux » – générateurs de profits et de risques – est beaucoup plus sérieux, nuance Christophe Nijdam. Je ne pense pas qu’un trader ait très envie de travailler pour une hiérarchie chinoise, dont les choix stratégiques sont dictés par l’Etat chinois. Comme je vois mal l’Etat chinois, à la différence de ce qui perdure actuellement dans nos banques universelles à la française via la garantie implicite des activités de marché par l’Etat, accepter de continuer de subventionner, en quelque sorte, le bonus des traders… ».

Tout le monde a en tête l’échec des discussions entre le Crédit Agricole et le chinois Citic Securities à propos de Cheuvreux. Citics avait braqué le management français avec ses exigences jugées déraisonnables.

Et ce mot de la fin pour le banquier d’affaires Georges Ugeux qui écrivait hier sur son blog : « Nous traitons avec une puissance mondiale qui ne fera que les concessions qu’elle a décidé de faire. […] Quand je vois comment les relations d’affaires se nouent et se dénouent ici, […] il est important que nous soyons vigilants et audacieux sans naïveté ».

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