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L’abondance de chiffres sur La City et le mutisme français !

Outre-Manche, les chiffres sur les projections en matière d’emploi ou encore de bonus sont légion. En France, c’est le silence radio…

Pas un jour ne passe dans la presse britannique sans la publication d’un article sur une étude, un sondage ou encore un rapport relatif à l’emploi ou les salaires des banquiers.

Exemple, ce matin, dans le gratuit City AM distribué dans le fameux Square Mile : un article mentionne les prévisions trimestrielles du CBI(Confederation of British Industry) pour le secteur financier. Au passage (les nouvelles ne sont pas bonnes) : 11 000 jobs seraient sur la sellette d’ici à mi-mai. Mais cela n’est rien en comparaison avec les 34 000 emplois supprimés par les banques de Wall Street depuis le début de la crise. Un second papier, accolé au premier, rend compte d’une étude du cabinet de chasse Napier Scott sur les bonus des traders. Pour info (décidément, ce n’est pas le jour des banquiers !) : les variables auraient baissé cette année jusqu’à 40 % en moyenne surtout pour les professionnels des marchés de la dette.

En France, rien de tel. Les études salaires des grands cabinets (type Robert Half, Michael Page, Robert Walters…) ne portent que sur les fixes. Pas forcément pertinent pour les salariés de la BFI, pour qui la part variable constitue une part importante et croissante de la rémunération (souvent plus de 50 % de la rémunération totale pour les fonctions front-office). Certains chasseurs réalisent certes des études grâce aux chiffres collectés lors des entretiens avec les candidats, mais ces dernières n’ont rien d’exhaustif, ni de systématique. Elles sont souvent à l’adresse des recruteurs (souvent d’ailleurs faites sur leur commande) et donc surtout pas publiées.

Projections rares pour ne pas dire inexistantes

Dans les organismes et autres associations représentatifs du secteur – et ce n’est pas ce qui manque en France ! -, l’information sur les salaires est simplement inexistante. Concernant la problématique emploi , seuls quelques rares bilans annuels sont disponibles. En outre, les rapports 2007 de la Fédération bancaire française (FBF) ou encore du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (Cecei) ne seront pas publiés avant… juin voire juillet 2008. Ces chiffres sont donc loin de donner une photographie du secteur en temps réel ! Quant aux projections, elles sont rares pour ne pas dire inexistantes.
Voici les arguments évoqués en général pour justifier un tel désert de chiffres : 1) Le marché français de l’emploi en finance est moins volatil et surtout plus petit que le marché anglais ou américain. 2) Manque de moyens et de coordination entre les organismes. 3) Difficulté à faire remonter l’information car les banques ne sont pas très causantes en matière d’emploi et de salaires.

Quelles que soient les raisons, les professionnels du secteur (700 000* personnes tout de même !) méritent qu’on s’intéresse davantage à leur sort, en particulier en période de crise où la rumeur, instaurée en règle, est particulièrement nuisible. À quand plus de transparence ?

* Source : Paris Europlace (total englobant les activités banque, assurance et gestion d’actifs).

commentaires (1)

Comments
  1. ah mais en france, on a des obligations concernant la participation par exemple. on essaie tant bien que mal de faire passer des provisions pour 2008 sur le résultat 2007 …

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