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Comment négocier un contrat à Londres ?

Que vous soyez à Francfort, Paris ou New York, votre Big Mac sera toujours le même, comme les pièges de votre contrat de travail en banque d’affaires.

Quelle que soit la place financière où vous choisissez de travailler, si vous démarrez un nouvel emploi vous devez signer un nouveau contrat de travail avec de nouvelles garanties concernant votre salaire, vos vacances et d’autres avantages. Mais attention, des deux côtés de l’Atlantique les contrats peuvent contenir les mêmes clauses défavorables. Quelle partie de votre contrat devez-vous regarder à la loupe ? Surveillez de près les clauses concernant les bonus et celles de non-concurrence en cas de départ.

Vous venez de mettre un pied dans l’industrie financière, en ECM, DCM ou en fusions acquisitions à Londres. Faites attention à la lecture de votre contrat.
Anne Nicholson, avocate en droit du travail chez Fox Williams, met en garde les salariés de la City de Londres contre les contrats de travail qui n’honorent pas les promesses orales relatives aux bonus garantis : “On peut vous promettre un certain bonus à l’occasion d’un entretien. Mais le contrat de travail le conditionnera à vos performances individuelles ou aux performances de l’entreprise.”
Le contrat écrit supplante la promesse verbale : “il contiendra presque toujours une clause indiquant qu’il représente l’accord complet” explique Nicholson.
Comme si renoncer à son bonus garanti n’était pas assez dur, certaines banques insèrent des clauses privant complètement les salariés de leur bonus. Certains contrats conditionnent le bonus à la continuité de l’emploi indique Paul Puxxon, avocat chez Ferguson Solicitors à Londres: ” vous pouvez toucher votre bonus le 1er février, mais quelques jours avant d’encaisser votre gros chèque, la banque peut mettre fin à votre contrat et vous n’obtiendrez rien du tout.”
Avant de signer un contrat, ça vaut le coup d’examiner minutieusement les clauses de pénalité. Certains employeurs ajoutent des clauses exigeant de la part des salariés le paiement d’une somme forfaitaire s’ils partent avant une date donnée ou s’ils ne commencent pas du tout. Par exemple, en ce moment un broker est englué dans une bataille juridique l’opposant à une entreprise concurrente. Après avoir finalement renoncé à rejoindre cette entreprise alors que son contrat l’y engageait, il est redevable d’une amende de 200.000 (€296,000).
Certaines sociétés sans scrupules prévoient parfois dans le contrat de travail une clause obligeant leurs salariés à rembourser le coût de leur formation s’ils partent, explique le directeur général d’un courtier de la City de Londres: “ils vous diront que la formation a une valeur monétaire, et vous devrez la payer.”
Les clauses les plus controversées, cependant, sont celles prévues pour empêcher des employés de partir travailler chez des concurrents. Ces clauses de ‘non-concurrence peuvent poser des problèmes considérables : Les banquiers qui changent d’entreprise se rendent souvent compte qu’ils ne peuvent pas partir avec leurs clients, ni même travailler dans le même secteur pendant une certaine période explique Anne Nicholson.
Beaucoup pensent que ce genre de clauses n’est pas applicable indique-t-elle. C’est vrai dans certains cas, mais bien souvent ils ont tort. ” Vous devriez regarder votre contrat avec d’autant plus de soin que vous êtes expérimenté. Les tribunaux supposeront que vous en aviez connaissance et vous serez tenu de les respecter ” indique-t-elle.

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