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Brexit : la liste (régulièrement mise à jour) des transferts de la City vers les places financières de l’UE

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Quelle est la place financière européenne qui profitera le plus des transferts d’effectifs des établissements financiers basés à la City de Londres dans le sillage du Brexit ? Pour le savoir, nous avons décidé de dresser la liste (qui sera régulièrement mise à jour) des annonces – officielles ou pas – de ces derniers mois ainsi que de l’impact de ces transferts sur l’emploi (quand il est connu). N’hésitez pas à nous faire part de transferts dont vous auriez eu vent dans notre rubrique commentaires en bas de l’article.

Si, à première vue, Francfort semble avoir pris une sérieuse longueur d’avance, notamment concernant le transfert d’équipes de vente et de trading de grandes banques d’investissement de la City, de son côté la capitale française semble pâtir d’un certain attentisme lié à l’incertitude des résultats des présidentielles et la crainte d’un Frexit. « Le hub de Paris espère bien devenir plus compétitif après les élections », a récemment indiqué Arnaud de Bresson, délégué général de l’organisme de promotion de la place financière parisienne Paris Europlace lors d’une interview accordée cette semaine à Bloomberg.

Soulignons par ailleurs le dynamisme des places financières comme Amsterdam, Luxembourg et Dublin qui, en dépit de leur petite taille par rapport à Paris et Francfort, ont déjà réussi à attirer de nombreux acteurs en provenance de la City et représentant de nombreux secteurs d’activités de la finance (banque, gestion d’actifs, assurance, consulting, fintech…). D’autres places financières européennes moins importantes, comme par exemple Milan ou Bruxelles, pourraient elles aussi tirer parti du Brexit. A suivre de près donc…

PARIS

Le groupe bancaire HSBC a annoncé mi-janvier qu’il allait déplacer 1.000 emplois de ses bureaux londoniens vers Paris où il emploie déjà 9.500 salariés. Selon le directeur général de la banque, Stuart Gulliver, seuls les postes liés à l’activité d’investissement sur les marchés mondiaux seront concernés. « Difficile à ce stade de dire si c’est une bonne nouvelle ou pas en terme de recrutements. L’impact sur l’emploi est en effet difficile à quantifier. Qui dit rapatriement dit aussi doublons et réductions d’effectifs éventuelles », rappelle Amaury la Clavière, senior manager de l’activité BFI au sein du cabinet Robert Walters.

La fintech londonienne SETL spécialisée dans la blockchain a annoncé fin février l’ouverture d’un bureau à Paris qui sera dirigé par Pierre Davoust ,un haut fonctionnaire du Trésor débauché pour la circonstance.

FRANCFORT

Goldman Sachs pourrait déplacer 1.000 salariés de Londres à Francfort, a indiqué en janvier le quotidien allemand Handelsblatt. Les personnes qui seraient concernées par un transfert vers la capitale financière allemande sont des courtiers ainsi que des cadres chargés de la réglementation et de la mise en conformité aux règles.

Citigroup pourrait choisir d’établir à Francfort, où elle emploie déjà 370 personnes, le siège de ses activités européennes de banque d’investissement et de trading dans le cadre de ses plans post-Brexit, a déclaré en février le responsable européen de la banque américaine au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Plusieurs centaines d’emplois sont concernés. La banque prendra une décision au premier semestre de cette année.

En 2016, UBS a ouvert une antenne à Francfort pour y regrouper la plupart de ses opérations européennes de gestion de fortune. « Nous avons une structure en place et des infrastructures que nous pouvons développer si besoin est », avait indiqué son directeur général Sergio Ermotti lors du forum de Davos en janvier dernier. Selon lui, entre 20 et 30% des 5.000 personnes travaillant à Londres pourraient être affectées par un éventuel transfert, qui reste à confirmer.

LUXEMBOURG

L’assureur américain AIG a annoncé en mars la création d’une filiale au Luxembourg. A compter du premier trimestre 2019, l’assureur aura ainsi une filiale basée à Londres pour continuer à servir ses clients britanniques et une autre à Luxembourg pour le reste de l’Europe et la Suisse. Aucune information n’a filtré sur le nombre d’emplois qui seront transférés vers le Grand-duché où AIG dispose déjà d’une succursale employant trois personnes.

Le Lloyd’s s’apprête à suivre AIG. Il doit faire connaître sa décision d’ici à fin mars. Le Luxembourg est pour l’instant le favori, d’après le Financial Times.

Le fonds d’investissement britannique M&G Investments a confirmé début mars la création d’une structure juridique au Luxembourg constituée de deux entités : une société de gestion active dans les fonds Ucits et AIFM, et une autre qui assurera la distribution de fonds, selon Paperjam.lu.

Les fonds américains de private equity Blackstone et Carlyle pourraient venir s’installer dans les prochains mois au Luxembourg, avait rapporté Bloomberg fin janvier. Il s’agirait davantage de déménagements administratifs que de transferts de personnel. Les principaux intéressés n’ont cependant pas souhaité commenter l’information.

Simon Black, le CEO de la fintech londonienne PPRO spécialisée dans les paiements alternatifs a annoncé début mars dans une interview au Guardian le lancement d’une nouvelle base opérationnelle au Luxembourg pour contrer les éventuels effets du Brexit. D’ores et déjà, un directeur général pour la nouvelle division luxembourgeoise a déjà été recruté.

DUBLIN

Si Citigroup ne choisissait finalement pas Francfort, c’est Dublin qui serait la favorite…. pour au moins 6 bonnes raisons.

Bank of America pourrait relocaliser une partie de ses effectifs londoniens à Dublin où elle dispose déjà d’une licence bancaire complète, a indiqué mi-mars le The Irish Times.

Le géant américain de l’asset management Legg Mason envisage de créer une société de gestion à Dublin où il gère déjà des fonds actions et obligataires depuis le Royaume-Uni, selon The Irish Times.

AMSTERDAM

Deux des plus grandes banques japonaises, Mitsubishi UFG et Mizuho, devraient renforcer leurs opérations à Amsterdam, selon Bloomberg. Ces dernières sont en effet soucieuses de trouver un nouveau point de chute pour continuer de mener leurs activités titres auprès de leurs clients européens, notamment dans la souscription et les dérivés.


Crédits : Prasit photo / gettyimages

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